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Download Festival 2017

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26 Re: Download Festival 2017 le Sam 3 Juin 2017 - 16:32

The Sobs

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Shinsengumi
Shinsengumi
Ah ben super, ouais je te passerai ça. Tu fais les 3 jours ? Sur le festoche, en gros, je vais toujours être sur une scène, c'est rare que je serai sans rien faire (veux profiter de la musique à fond ^^''). J'y serai avec deux potes proches (dont un grand fan de catch Wink ) et un tas d'autres (enfin 3 que je connais un peu), on sera pas toujours ensemble, mais on aura l'occasion de se retrouver pour partager les concerts (sinon ça serait dommage ^^'' ).

Agius et Chéreau est un duo qui fonctionne très bien, mais Agius est le plus fan de catch des deux. Je l'ai encore rencontré cette année à Revolution 9, tu vois que le catch c'est sa vie.

Jeff sait build un adversaire, il sait ce que c'est d'être un jobber, vu que c'était sa mission à ses débuts. Par contre il s'est fait viré à cause de la drogue deux fois je crois, pas à cause de problème de santé. Vu qu'après la WWE, il a fait de l'Indy et de la TNA (avec le fameux match où il était complétement déchiré XD ).

Matt, sans devenir manager, parce qu'il reste correct dans le ring, devrait surtout pouvoir faire plus de promo ou segment, c'est là où il excelle, plus dans un ring.

Jericho, le meilleur catcheur de tous les temps :p

Edge = Dieu... du catch :p

CM Punk, je suis partagé. Génial dans le ring et avec un micro, gros problème en backstage, une forte personnalité, mais aussi une grosse tête de con... C'est certain qu'il manque au monde du catch (et à Vince McMahon / The Rock, pas à Triple H), mais la WWE l'a cassé et dégoûté du métier. Content qu'il puisse faire ce dont il a envie maintenant ^^

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27 Re: Download Festival 2017 le Lun 5 Juin 2017 - 23:34

Polochon


Ashigaru
Ashigaru
De toute manière, je devrai régulièrement aller en "fosse aux photographes" prendre des photos (sauf pour les gros groupes je suppose, surtout les américains, généralement il faut signer des papiers spécifiques sur place qui ne sont présentés qu'aux plus gros médias... c'paaas grave.) On trouvera bien un moment en fin de journée, début de journée ou entre deux groupes !

Clairement, c'est Agius le fan! C'est comme ça qu'il s'est fait remarquer et engager, à la base, d'ailleurs. Chéreau est plus un commentateur qui était disponible à l'époque, on l'a collé au catch... limite je le soupçonne d'être plus fan de ses interactions avec Agius que du catch lui-même. Même s'il s'est bien pris au jeu du "bons c. méchants". L'important est que leur duo marche bien !

Jeff Hardy, c'est plus complexe qu'il n'y paraît. Oui la première fois il s'est fait prendre par la cavalerie, aucune excuse (c'était "juste" de la marijuana de mémoire, mais même). La deuxième fois par contre... il commençait à avoir de sérieux problèmes physiques, c'était flagrant. Il assurait toujours plus que bien en ring, par contre il tremblait très souvent à la fin de ses matchs, énormément. De mémoire à son deuxième départ c'est lui qui est parti, pour de bon. C'est pour ça qu'il a toujours et régulièrement été question de son retour : il était parti en bons termes avec tout le monde (ce qui n'aurait pas été le cas s'il avait été viré pour cause d'infraction à la Wellness Policy, la WWE est très pointilleuse là-dessus). Il y avait des histoires avec CM Punk avec qui le courant ne passait pas du tout, aussi. Même s'il a été à nouveau rattrapé par la "wellness policy" (ce qui n'est pas mon souvenir, mais je peux mal me souvenir), à mon sens ça relevait plus du "cannabis médical" à cette époque, tant il était vraiment, vraiment mal en point. A la TNA par contre, comme ils ne contrôlent presque rien, il en a clairement profité après quelques mois (le temps d'être sûr que vraiment la direction ne lui taperait pas sur les doigts?) et est parti complètement en cacahuètes. D'où le fameux match face à Sting, oui... ridicule. Heureusement il s'est repris depuis. Mais comme ce truc de tremblement est un problème neuronal (ou assimilé), ça ne partira vraiment jamais, à moins de mettre le frein sur les matchs... j'espère donc qu'il pourra rapidement avoir un contrat allégé, sinon il ne tiendra clairement pas la longueur. Et Dieu sait que j'aime le voir sur un ring, le Jeff, malgré tous ses défauts (en tant normal, les junkies me sortent par les yeux)...

CM Punk, si je le qualifie de "grand regret", c'est aussi pour ça. Extrêmement doué, en ring comme pour les promos (est-ce que tu as vu la vidéo de son si fameux heel-turn à la ROH? Il vient de gagner, dans un rôle de face on ne peut plus face, et en un discours magnifiquement construit (à la fin du match qui l'a rendu champion!!!), il passe en heel on ne peut plus crédible... grandiose!), mais un égo énormissime qui l'aura empêché de développer sa carrière... d'un autre côté, comme tu dis, maintenant il fait strictement ce qui lui plaît, d'autant que sa carrière à la WWE, même si elle fut courte, l'a écarté du besoin. Accessoirement, c'est sans doute mieux pour sa santé (voir Jeff Hardy, il avait le même type de catch un peu casse-cou : je le voyais tout à fait finir comme Jeff, pris de crises de tremblements après quelques années...)

Enfin, on pourra parler de tout ça si on se croise à Brétigny !

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28 Re: Download Festival 2017 le Mar 13 Juin 2017 - 12:35

The Sobs

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Shinsengumi
Shinsengumi
De retour du Download et en vie par chance ! Dans l'ensemble, c'était un grand moment et une sacrée expérience pour mon premier festival avec plusieurs scènes et sur plusieurs jours. J'ai pu voir pas mal de groupe que j'attendais et quelques surprises.

Pour le festival en soi, y'a de la place pour se déplacer, mais trop peu d'endroits couverts (4 parasols sur tout le festival) ou pour s'asseoir, pareil pour les points d'eau et chiottes. La deuxième journée à 50 000 personnes, c'était assez chiant du coup, mais la première à 20 000 ça passait encore. La sécurité était loin du top, comme sur chaque concert que j'ai pu faire. Le premier jour, j'ai été un peu fouillé, les deux suivants, ils devaient en avoir marre. Ils n'étaient pas au courant de grand-chose non plus. Les animations étaient un peu pauvres, mais ça sert à rien d'en mettre 50 non plus. Les prix, pour la nourriture on va dire que c'est un peu plus coûteux que dans le commerce (logique), mais y'a moyen de s'en sortir sans trop dépenser (plus encore si on ne boit pas de bière), surtout avec une poche à eau dans le dos (20€ de bouffe par jour et boisson c'est complétement faisable). Pas trop de merch, un peu déçu sur ce plan là, vu que ce qu'il y avait n'était pas fou non plus... au moins il n'y a pas 30 fois les mêmes articles.

Sur d'autres plans, ça m'a gonflé d'avoir de la musique dans les shops. Je sais qu'on est une culture du bruit, mais putain t'as de la musique constamment partout, vire ta musique putain on en a assez comme ça. Le sol était vraiment pas terrible pour se déplacer, plus encore après avoir séché entre le premier et second jour et les chemins n'étaient pas du tout pratique. J'ai fait des bonnes rencontres aussi (Coucou Polochon Wink ), c'est un des meilleurs aspects d'un festival. Dans l'ensemble, je me sentais en gros décalage de par la façon de vivre le festoche (Pogo, beer or die... genre tu peux pas faire autre-chose pour te sentir bien dans un concert...) le style vestimentaire (parce que fuck les t-shirts de groupe dans les concerts) ou l'esprit... mais bon, j'ai l'habitude d'être en décalage de la société, d'autres étaient comme moi au festival, mais quand t'as 50 000 personnes et que t'as l'impression d'être ''seul'', ça fait bizarre :/

Sinon pour les shows que j'ai vu :


Pierce the Veil : Par défaut en attendant. Ils sont énergiques, mais je suis vraiment pas fan (trop métalleux de la tétine pour moi), juste bien à voir comme ça.


Raveneye et Kvelertak : J'ai laissé trainer mes oreilles de loin, donc pas vraiment entendu, mais y'avait des petits trucs sympa.


Dagoba : Mes potes y étaient, ils ont fait un circle pit autour de la console, ça avait l'air fun ^^


Dinosaur Jr. : Très déçu, le chanteur avait l'air de se faire chier à mort et il n'y avait pas d'énergie. Je sais que c'est du bon vieux rock, qu'ils savent bien jouer, la version live de Feel the Pain était vraiment bien. Tout ça n'a pas suffi, c'était chiant.


The Charm The Fury : Juste le concert du festival pour moi. Plein d'énergie, des bons zikos, une frontwoman dans le veine d'un Dickinson (sans l'espace pour bouger), le headbang qui arrive par pur plaisir. Franchement cool, du metal qui tâche un peu, mais qui est efficace.


Blink-182 : J'étais très fan d'eux y'a... longtemps. Je suis resté un peu, de très loin. C'était pas génial niveau chant, guitare et basse, trop mou. Barker assurait, mais j'aime vraiment pas son jeu.


Hatebreed : C'est pas mon truc, j'ai écouté un peu, pas trop mauvais, mais vite saoulant.


Gojira et Mars Red Sky : De loin ça avait l'air de bien dépoter, mais je suis allé à MRS. Plutôt bon, mais le manque d'énergie était plus que palpable. Puis quand le bassiste te dit qu'à notre place il serait à Gojira et que t'as l'impression que le chanteur s'excuse d'être là à chaque morceau... niarf...


Linkin Park : Comment dire, pas mal de monde se sont barrés, y'a eu quelques insultes et fuck de-ci de-là, ils ont tué le public avec les morceaux du nouvel album. Quand t'avais un vieux titre par contre, le public était ouf. Même si je ne suis pas plus fan, ils ont plutôt assuré le show, juste il faut qu'ils oublient les nouveaux morceaux.


Hypno5e : A suivre, c'est un groupe assez intéressant, mais beaucoup plus bourrin que ce que j'avais entendu.


Far From Alaska : J'ai kiffé, de l'énergie, de l'humour, un duo avec un autre groupe. Vraiment je dois me pencher sur ce qu'ils font !!


Devildriver : Du headbang, du lourd, du répétitif, j'ai raté Clouds Over California (le morceau que je connais le plus) pour me placer à Alter Bridge. Donc mouaif.


Alter Bridge : Style assez répétitif, mais bonne ambiance. Par contre, quand Metalingus a commencé, on est devenu dingue. C'est la musique d'entrée d'un catcheur qui me tient tellement à cœur. C'était LE moment du festival. Puis le chanteur qui fait jump tout le public comme des porcs sous 29 degrés, EPIC !!!


Blue Pills et Living End : Ecouté de loin en me pausant, faut que j'écoute sérieusement les deux, surtout Blue Pills.


Epica : J'ai écouté vite fait, un peu répétitif quand tu prêtes pas trop attention. Enfin je m'en fiche, je vais les voir avec Myrath et Vuur en fin d'année.


Five Finger Death Punch : Etonnamment bon enfant, concert super cool, alors que je voulais aller à Soilwork, j'ai campé pour SOAD et je regrette pas. Bon petit show, l'ambiance du public aide.


Slayer : Depuis la MS1, le son était dégueulasse XD Gros regret de ne pas y être allé par contre.


SOAD : C'était n'importe quoi. Avant le démarrage, les gens se bousculaient tellement, on était pire que des sardines en boîte (40 000 personnes devant la scène). Dès le départ, pogo de l'enfer (nous pensions être safe... bah non), je me suis retrouvé en plein dedans, emporté comme dans une vague par la foule. J'ai réussi à me barrer dès le troisième morceau. Sans mes coups de soleil de la vieille, je serai resté dans la mêlée, mais là c'était pas possible. Du coup j'ai suivi de loin, mais j'étais plus dedans. Le batteur et guitariste ont assuré, Serj pas du tout (ce qui m'a particulièrement gonflé), trop de manque d'énergie et d'envie de sa part. Puis en faisant le tour, voyant les gens qui ont été blessés pendant le début ou qui étaient écœurés du bordel que d'autres foutaient, ça m'a un peu cassé l'ambiance. A refaire, mais soit loin et profiter de la musique (problème, je n'aime pas la moitié de la setlist qu'ils jouent maintenant) ou y aller yolo et mourir dans le pogo central.


TesseracT : J'adore, mais c'est le concert type à ne pas faire en festival (comme Mars Red Sky). Le batteur a un tel talent bordel et j'adore comment le chanteur vit les morceaux.


Red Sun Rising et Leogun : Oreilles tendu de loin à nouveau (parce qu'il faisait chaud et que je voulais me poser), à redécouvrir.


Coheed and Cambria : J'étais pas prêt pour enchaîne Welcome Home et Ten speed of god etc... Un peu déçu par le reste (pas de The Broken), mais le show était là, ils jouent super bien. Par contre, le setup pour gaucher du batteur m'a perturbé XD


et... c'est tout. Malheureusement pour des raisons qui ne sont pas les miennes (mes potes étaient fatigués, en avaient marre et si je ne partais pas avec eux, pas moyen de rentrer chez moi Crying or Very sad), j'ai été obligé de partir, ratant Mastodon (mais vu la setlist, je regrette pas, le dernier album est vraiment pas terrible) et Green Day (mais je préférerais les voir en dehors d'un festival).

Grande expérience qui me servira l'année prochaine si j'y vais, bien savoir se placer, les coups de soleil et que, vu la qualité assez inégale des scènes / groupes au niveau sono, faut pas aller à un festival en espérant le concert du siècle sur scène, mais se fondre dans l'ambiance ^^

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29 Re: Download Festival 2017 le Jeu 15 Juin 2017 - 12:21

Polochon


Ashigaru
Ashigaru
Pour les endroits couverts, je persiste à dire que les gens ne savaient pas les chercher : j'en voyais régulièrement, non occupés, la preuve j'ai toujours réussi à me poser à l'ombre quand j'en avais besoin, sans "tricher" en utilisant mon pass presse ! Mais c'est sûr qu'il fallait s'éloigner des scènes pour ça, et les gens aimaient bien rester agglutinés par là-bas, surtout les deux principales. Par contre les points d'eau il y en avait peu, oui. Sans doute trop peu. Mais bon là je trichais pour profiter des "vrais" wc en zone presse, avec une vraie chasse d'eau et sans attente (même si c'était à une extrémité du festival : ça pouvait vouloir dire qu'il allait falloir marcher)... c'est le seul luxe dont je profite quand je suis accréditée en festival, mais j'y tiens !
Moi les trois jours j'ai été bien fouillée... mais bon, je passais à des heures où il n'y avait déjà plus grand monde + dans la file des filles il y avait forcément moins de monde. Donc peut-être qu'elles prenaient plus leur temps... Par contre les consignes sur ce qu'elles trouvaient devaient être assez larges : à chaque fois ça ne leur a fait ni chaud ni froid de voir mon reflex pour les photos, certes j'avais déjà le bracelet "presse" mais pas encore le pass photo puisqu'il s'obtenait de l'autre côté... assez space ! Enfin, heureusement il n'y a pas eu d'incident, je suppose qu'ils cherchaient avant tout  des "objets visiblement dangereux"... Par contre ils étaient les premiers à ne -rien- savoir sur la configuration des lieux, et ils étaient les premiers que ça saoulait : je les ai entendus soit râler soit plaisanter là-dessus plusieurs fois. Pour le coup c'est vraiment l'organisation qui est en faute, pas "les exécutants".
Ce qui m'énerve avec le système du cashless, c'est que j'y ai mis 20€ le premier jour "par prudence"... au final j'ai dépensé 12,50€. Soit 7,50€ perdus. Ca n'est certes pas une somme énorme, mais si tu multiplies ce genre de petite marge par le nombre de festivaliers, ça finit par faire un beau pactole ! Et je trouve ça bien peu honnête... je crois que je me contenterai dorénavant de viser les stands qui prennent quand même soit la monnaie soit les cartes bancaires, je déteste me faire arnaquer.

Honnêtement niveau "attitude commune" c'était très soft. Tu aurais ressenti un décallage BEAUCOUP plus fort dans un festival traditionnel. Là je croisais régulièrement des gens... que j'aurais pu croiser dans la rue, en fait, petites robes d'été pour les femmes comprises. Après, j'en ai peut-être tellement l'habitude que je n'y fais plus trop attention : à mon premier Wacken, j'avais fait exprès de venir avec un kilt "bien propret" et un pull rose pâle avec un animal tout choupi cousu dessus (pas vraiment "brodé", ou sinon la laine est très épaisse), je me paie régulièrement des délires comme ça justement parce que le côté moutonnier du metalleux me fait rire pour une communauté qui se dit prôner la différence etc. Mais encore une fois, dans un Wacken, les gens sont beaucoup plus "metal-attitude" que ce que tu as pu voir à Brétigny !
Pour ce qui est de slammer et pogoter... l'inconvénient quand on fait des affiches "pour djeunz d'il y a 10 ans qui n'ont pas appris comment se comporter en concert", c'est que même 10 ans après, ils ne savent pas faire de slam ou pogo "correct/normal". Si j'aimais bien la petite scène sur le côté, c'est aussi parce que c'est généralement là que se retrouvaient "les vieux" : les pogos et slams étaient bien faits, bon esprit, etc. Sur les autres scènes, c'était n'importe quoi, bourrinage, aucun respect des gens autour (ou en-dessous), le summum étant la fille qui a voulu sauter dans la foule depuis la scène pendant Green Day : tu vois "une bombe" à la piscine ? Eh ben voilà, elle a voulu faire ça avec le public en-dessous... inutile de dire qu'elle s'est méchamment mangée par terre. 'Fin je ne sais pas, elle s'est imaginée ce que c'est de se prendre quelqu'un qui arrive "corps groupé" sur la figure, avant de tenter le coup ? Elle ne s'est pas dit (/on ne lui a pas dit) que si ça ne se fait pas, alors que le genre musical existe depuis des dizaines d'années, c'est peut-être parce que c'est supra dangereux ? Public de "newbies" souvent, vraiment...

Pour ce que tu dis des concerts, je ne commente pas beaucoup vu que mon propre compte-rendu arrivera... quand j'aurai eu le temps de rédiger (et traiter les photos). Juste :
- Epica ça n'est pas que quand on ne prête pas attention que c'est répétitif...
- On peut très bien voir "ZE CONCERT QUI TUE" à un festival, ça m'est arrivé plusieurs fois. Simplement, là, musicalement, c'était un festival mou du genou. Encore une fois les têtes d'affiche attiraient avant tout du "djeunz d'il y a 10 ans", même pas le fan de Slipknot qui a appris à connaître d'autres choses depuis, mais vraiment le djeunz un peu rebelz mais pas trop de l'époque, celui qui se contentait de suivre la mode et n'a pas trop varié depuis. Et quand on ne programme aucun groupe particulièrement marquant, on se retrouve avec un festival pas particulièrement marquant au niveau musical. Ne serait-ce que Saxon et Maiden l'année dernière auraient mis la pâté à la très grande majorité des groupes programmés cette année... d'après ce que disait quelqu'un de la sécurité, c'est un souhait de l'organisation que de programmer des groupes plus "calmes", pour avoir un festival plus "calme" que le Hellfest. Il ne faut pas s'étonner après que les animations comme "les gens déguisés" ne prennent pas, alors qu'au Hellfest ça aurait été fiesta avec eux... pareil pour les zones boueuses, tout le monde les évitait bien sagement (moi la première), alors que dans un "vrai" festival metal il y a toujours quelques urluberlus pour faire un petit bain de boue. Etc. Mais c'est sûr, pour avoir ce public-là, il faut programmer des groupes de "vrai" metal, pas juste un ou deux sur les petites scènes pour faire illusion mais pour de bon... mais forcément, ça veut aussi dire plus de gens qui comatent dans les coins après avoir bu trop de bière, plus de gens incontrôlables etc. : on peut moins faire "petit doigt sur la couture" quand on présente son festival !

J'ai passé un bon moment quand même hein, mais voilà... dans ce festival-là avec cette programmation-là, il ne fallait pas s'attendre à voir "le concert du siècle". C'est avant tout dû à la programmation, pas au nombre de personnes présentes !

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30 Re: Download Festival 2017 le Jeu 15 Juin 2017 - 18:15

frenchlook

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Yamabushi
Yamabushi
Polochon a écrit:Pour les endroits couverts, je persiste à dire que les gens ne savaient pas les chercher : j'en voyais régulièrement, non occupés, la preuve j'ai toujours réussi à me poser à l'ombre quand j'en avais besoin, sans "tricher" en utilisant mon pass presse ! Mais c'est sûr qu'il fallait s'éloigner des scènes pour ça, et les gens aimaient bien rester agglutinés par là-bas, surtout les deux principales. Par contre les points d'eau il y en avait peu, oui. Sans doute trop peu. Mais bon là je trichais pour profiter des "vrais" wc en zone presse, avec une vraie chasse d'eau et sans attente (même si c'était à une extrémité du festival : ça pouvait vouloir dire qu'il allait falloir marcher)... c'est le seul luxe dont je profite quand je suis accréditée en festival, mais j'y tiens !
Moi les trois jours j'ai été bien fouillée... mais bon, je passais à des heures où il n'y avait déjà plus grand monde + dans la file des filles il y avait forcément moins de monde. Donc peut-être qu'elles prenaient plus leur temps... Par contre les consignes sur ce qu'elles trouvaient devaient être assez larges : à chaque fois ça ne leur a fait ni chaud ni froid de voir mon reflex pour les photos, certes j'avais déjà le bracelet "presse" mais pas encore le pass photo puisqu'il s'obtenait de l'autre côté... assez space ! Enfin, heureusement il n'y a pas eu d'incident, je suppose qu'ils cherchaient avant tout  des "objets visiblement dangereux"... Par contre ils étaient les premiers à ne -rien- savoir sur la configuration des lieux, et ils étaient les premiers que ça saoulait : je les ai entendus soit râler soit plaisanter là-dessus plusieurs fois. Pour le coup c'est vraiment l'organisation qui est en faute, pas "les exécutants".
Ce qui m'énerve avec le système du cashless, c'est que j'y ai mis 20€ le premier jour "par prudence"... au final j'ai dépensé 12,50€. Soit 7,50€ perdus. Ca n'est certes pas une somme énorme, mais si tu multiplies ce genre de petite marge par le nombre de festivaliers, ça finit par faire un beau pactole ! Et je trouve ça bien peu honnête... je crois que je me contenterai dorénavant de viser les stands qui prennent quand même soit la monnaie soit les cartes bancaires, je déteste me faire arnaquer.

Honnêtement niveau "attitude commune" c'était très soft. Tu aurais ressenti un décallage BEAUCOUP plus fort dans un festival traditionnel. Là je croisais régulièrement des gens... que j'aurais pu croiser dans la rue, en fait, petites robes d'été pour les femmes comprises. Après, j'en ai peut-être tellement l'habitude que je n'y fais plus trop attention : à mon premier Wacken, j'avais fait exprès de venir avec un kilt "bien propret" et un pull rose pâle avec un animal tout choupi cousu dessus (pas vraiment "brodé", ou sinon la laine est très épaisse), je me paie régulièrement des délires comme ça justement parce que le côté moutonnier du metalleux me fait rire pour une communauté qui se dit prôner la différence etc. Mais encore une fois, dans un Wacken, les gens sont beaucoup plus "metal-attitude" que ce que tu as pu voir à Brétigny !
Pour ce qui est de slammer et pogoter... l'inconvénient quand on fait des affiches "pour djeunz d'il y a 10 ans qui n'ont pas appris comment se comporter en concert", c'est que même 10 ans après, ils ne savent pas faire de slam ou pogo "correct/normal". Si j'aimais bien la petite scène sur le côté, c'est aussi parce que c'est généralement là que se retrouvaient "les vieux" : les pogos et slams étaient bien faits, bon esprit, etc. Sur les autres scènes, c'était n'importe quoi, bourrinage, aucun respect des gens autour (ou en-dessous), le summum étant la fille qui a voulu sauter dans la foule depuis la scène pendant Green Day : tu vois "une bombe" à la piscine ? Eh ben voilà, elle a voulu faire ça avec le public en-dessous... inutile de dire qu'elle s'est méchamment mangée par terre. 'Fin je ne sais pas, elle s'est imaginée ce que c'est de se prendre quelqu'un qui arrive "corps groupé" sur la figure, avant de tenter le coup ? Elle ne s'est pas dit (/on ne lui a pas dit) que si ça ne se fait pas, alors que le genre musical existe depuis des dizaines d'années, c'est peut-être parce que c'est supra dangereux ? Public de "newbies" souvent, vraiment...

Pour ce que tu dis des concerts, je ne commente pas beaucoup vu que mon propre compte-rendu arrivera... quand j'aurai eu le temps de rédiger (et traiter les photos). Juste :
- Epica ça n'est pas que quand on ne prête pas attention que c'est répétitif...
- On peut très bien voir "ZE CONCERT QUI TUE" à un festival, ça m'est arrivé plusieurs fois. Simplement, là, musicalement, c'était un festival mou du genou. Encore une fois les têtes d'affiche attiraient avant tout du "djeunz d'il y a 10 ans", même pas le fan de Slipknot qui a appris à connaître d'autres choses depuis, mais vraiment le djeunz un peu rebelz mais pas trop de l'époque, celui qui se contentait de suivre la mode et n'a pas trop varié depuis. Et quand on ne programme aucun groupe particulièrement marquant, on se retrouve avec un festival pas particulièrement marquant au niveau musical. Ne serait-ce que Saxon et Maiden l'année dernière auraient mis la pâté à la très grande majorité des groupes programmés cette année... d'après ce que disait quelqu'un de la sécurité, c'est un souhait de l'organisation que de programmer des groupes plus "calmes", pour avoir un festival plus "calme" que le Hellfest. Il ne faut pas s'étonner après que les animations comme "les gens déguisés" ne prennent pas, alors qu'au Hellfest ça aurait été fiesta avec eux... pareil pour les zones boueuses, tout le monde les évitait bien sagement (moi la première), alors que dans un "vrai" festival metal il y a toujours quelques urluberlus pour faire un petit bain de boue. Etc. Mais c'est sûr, pour avoir ce public-là, il faut programmer des groupes de "vrai" metal, pas juste un ou deux sur les petites scènes pour faire illusion mais pour de bon... mais forcément, ça veut aussi dire plus de gens qui comatent dans les coins après avoir bu trop de bière, plus de gens incontrôlables etc. : on peut moins faire "petit doigt sur la couture" quand on présente son festival !

J'ai passé un bon moment quand même hein, mais voilà... dans ce festival-là avec cette programmation-là, il ne fallait pas s'attendre à voir "le concert du siècle". C'est avant tout dû à la programmation, pas au nombre de personnes présentes !

Polochon, tu publieras ton report sur quel site ?

La légitimité du Download Paris me semble encore assez peu établie. L'organisation se base clairement sur les grosses têtes d'affiche pour attirer les spectateurs, d'où le côté un peu "touriste" de certains festivaliers. Le problème de ce festival c'est qu'il n'a aucune âme dans sa version française, à mon avis. Contrairement au Hellfest qui a réussi à créer quelque chose à travers son univers et sa communauté.

Par contre, ne mets pas tout le monde dans le même sac. Tous les fans de blink/System/Green Day ne sont pas des gamins attardés et irrespectueux qui ne savent pas se conduire en concert Wink Tout est une question d'ouverture d'esprit, et je ne suis pas sûr que les fans des groupes sus-cités en aient moins que les fans de trve metal de la mort. Y a des têtes de cons dans tous les styles, si une fanbase était au dessus des autres ça se saurait. J'écoute aussi bien du neo que du power, du classic rock ou de l'indus. Parmi tous les shows que j'ai vu, je ne mets pas le style musical dans la balance lorsque je dois distribuer les bons ou les mauvais points.

Si le Download ne m'a jamais attiré, c'est parce que je ne vois ça que comme une successions de gros groupes jouant devant des dizaines de milliers de personnes dans un lieu sans âme. Un festival pour moi ça doit être bien plus que ça.

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31 Re: Download Festival 2017 le Jeu 15 Juin 2017 - 21:36

Polochon


Ashigaru
Ashigaru
C'est principalement une question d'état d'esprit, vraiment. Evidemment il y a des types insupportables qui se prennent pour le centre du monde chez les metalleux pure souche, du genre de ceux qui ne supportent pas que l'on "vive" le metal d'une manière différente d'eux. Car eux savent, forcément. Mais ! l'état d'esprit général est beaucoup plus fraternel, festif et tout le reste. Si un jour tu vas dans un festival de metal "old-school", tu comprendras !
Par exemple, c'est la première fois que je me prenais un pied de slammeur en plein visage. Et que j'en ai vu un paquet ne pas faire l'effort de base de maintenir leurs pieds en l'air ! Il y en avait même un qui les laissait trainer -très- en bas, "à la cool"... il a dû causer quelques coups dans les têtes lui aussi. La fille qui saute dans la foule façon bombe à la piscine, c'est la première fois que "j'admirais" ça aussi... en un seul Download, alors que je vais à des concerts depuis 17 ans. C'est pour ça que je me permets un peu de généralisation, oui. Mais à côté de ça, il y avait aussi des gens très gentils, quand mes lunettes ont volé à cause de l'autre imbécile au pied qui traîne tout le monde autour a essayé de m'aider à les retrouver, écartant les gens etc., j'ai papoté gentiment avec des gens autour avant-pendant-après les concerts. Et clairement, de ce qu'ils me décrivaient, on n'a pas l'habitude des mêmes concerts ni de vivre les concerts de la même manière. C'pas grave, ça ne les empêche pas d'être des gens tout à fait gentils ! Tant qu'ils ne me mettent pas de pied dans la figure...

Le Hellfest a longtemps (TRES) longtemps souffert de la même image "artificielle". Longtemps, on les a même qualifiés de "tentative avortée de faire un Wacken à la française". Maintenant c'est un festival avec une identité à part, très forte. Même quand ils ont commencé à s'ouvrir au non-extrême (parce que c'était avant tout un festival d'extrême à la base), certains les ont qualifiés de vendus, "ça vaut plus rien", etc. Le côté idiot et moutonnier du metalleux de base s'est d'ailleurs magnifiquement vu la première fois qu'ils ont faire venir Slipknot : le groupe s'est fait jeter mais d'une force monumentale. Avant même qu'ils ne mettent un pied sur scène : c'était vraiment, purement pour le principe. Aussi parce qu'une rumeur avait dit pendant toute la journée que leur ingé son avait interdit l'accès à l'essentiel de la console son pour tous les autres groupes de la journée sur cette scène, maintenant je crois qu'il est établi que c'était faux, mais c'est pour illustrer que oui le metalleux traditionnel peut être très idiot parfois... Et surtout, peut-être que le Download aura une identité propre dans 15 ans s'il existe toujours, en attendant il tâtonne, c'est normal.
(Et le Hellfest s'appuie aussi sur ses têtes d'affiche pour attirer du monde, souvent un public un peu différent que le reste de l'affiche d'ailleurs. Mais eux vont piocher dans les gloires plus âgées de quelques dizaines d'années encore : ça passe mieux, dans l'inconscient collectif !)

Par contre tu parles bien du Download dans ta dernière phrase ? Parce que c'est bien au Download que tu t'es rendu, finalement ?

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32 Re: Download Festival 2017 le Jeu 15 Juin 2017 - 23:05

frenchlook

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Yamabushi
Yamabushi
Non je n'étais pas au Download, mais j'ai vu un certain nombre des têtes d'affiches en concert par le passé, d'où mon envie de nuancer ton propos (mais tu l'as très bien fait dans ta réponse).

Je ne suis pas familier des festivals de metal, mais je me rends compte de la dégradation du comportement des spectateurs de musique live en général : écrans de smartphones partout, expérience de plus en plus individuelle plutôt que collective, volonté d'assister au concert "pour y être" plutôt que pour le vivre, etc. Sans parler des incivilités.

Pour continuer sur le thème des festivals rock/metal, j'irai à un mini-festival pas loin de chez moi, à Antibes, début Juillet. La prog hard/metal tient sur un jour, donc c'est plus une journée concert plutôt qu'un festival. Mais le cadre est sympa, et ça me permettra de découvrir Sepultura et Carpenter Brut en concert dans un cadre magnifique. Surtout que niveau concerts de metal le département du 06 est particulièrement pauvre.

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33 Re: Download Festival 2017 le Ven 16 Juin 2017 - 7:37

HelloKitty

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Moderateur
Moderateur
Par contre pour les cashless va sur le site du festival tu devrais trouver la procédure pour récupérer ton argent... En tout cas les vieilles charrues ça marche comme ça.

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34 Re: Download Festival 2017 le Ven 16 Juin 2017 - 22:42

Polochon


Ashigaru
Ashigaru
Ha ! Toutes mes excuses Frenchlook : j'avais tellement l'habitude que ce topic tourne à la discussion entre deux personnes que je n'avais pas fait attention au pseudo de celui qui avait répondu ! J'étais persuadée que c'était Sobs : forcément, je comprends mieux ta remarque finale.

Pour "la plaie portables", ça s'est propagé aussi au metal, c'est certain. Moins dans les trucs de puristes je pense, mais oui on en voit aujourd'hui beaucoup. Mais bon, ils considèrent que ça ne les empêche pas de bien profiter des concerts etc., difficile de faire comprendre que bah si ça occupe une partie du cerveau, ça reste toujours une partie du cerveau qui n'est pas concentrée sur le concert... ou sinon il faut utiliser un pied. Ainsi va l'évolution des moeurs, espérons que cette mode passe, comme toutes les autres.

J'espère que cet évènement te plaira, Sepultura ayant quand même grandement perdu de sa superbe. Mais c'est important de répondre présent oui, ne serait-ce que "pour soutenir" !

Je publierai le compte-rendu sur mon webzine : http://www.rocknlied.net
(L'est encore très petit, j'espère pouvoir recruter bientôt.)

Hellokitty : merci, je viens d'aller voir sur leur site et en effet c'est possible + ça peut se faire en ligne ! Cette remarque passe donc de la case "points négatifs" à "points positifs" !



Dernière édition par Polochon le Ven 16 Juin 2017 - 23:10, édité 1 fois

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35 Re: Download Festival 2017 le Ven 16 Juin 2017 - 22:58

policenauts

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Moderateur
Moderateur
Tesseract is good !
je suis aller voir Animals as leader, et c'est Tesseract qui m'a le plus plût.


_________________
Animals As Leaders:1 / Apocalyptica:1 / Arch Enemy:2 / Arkona:2 / Cradle of Filth:2 / Dalriada: 1 / Devin Townsend: 2 / Eluveitie:2 /
Epica:3 / Finntroll:2 / Galneryus:1  Gojira:3 / Gravity:2 / Iron Maiden:1 / Kalisia:1 / Korpiklaani:1 / Lacuna Coil:1 / Luna Sea:1 / Metallica:3 /
Myrath:1 / Nightwish(Tarja):1 / Rhapsody:2 / Sentenced:1 / Sonata Arctica:5 / Symphony X:1 / Tesseract:1 / Ultra Vomit:1 / Within Temptation:1 / X japan: 1,5 ^^
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36 Re: Download Festival 2017 le Sam 17 Juin 2017 - 0:43

frenchlook

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Yamabushi
Yamabushi
Cool ton site Polochon ! Si ce n'est pas indiscret, qu'est-ce qui t'a poussé à lancer ton propre site plutôt que de rejoindre un "gros" site déjà existant (Nightfall, Aux portes du metal, Les Eternels, etc.) ?

Pour Sepultura, on est effectivement loin de l'époque Arise, Chaos AD ou Roots, mais il semblerait que le dernier album soit d'un niveau tout à fait honorable.

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37 Re: Download Festival 2017 le Sam 17 Juin 2017 - 9:08

Polochon


Ashigaru
Ashigaru
Merci ! En fait j'ai commencé à chroniqué pour des fanzines puis webzines en 1999. J'avais arrêté de fréquenter ce petit milieu un ou deux ans vers la fin des années 2000 d'abord parce que j'avais des "affaires personnelles" à gérer qui me prenaient énormément de temps, mais aussi voire surtout parce que l'ambiance devenait imbuvable : clairement, "des gens" arrivaient pour ratisser de l'invitation presse, rencontrer des groupes et squatter en coulisses, raaaaah les coulisses ! Partager avec les lecteurs ? Hein ? C'est quoi ça, "partager" ? Insupportable... d'ailleurs on ne les voit plus, tous ces gens. Mais donc: en 2009 (de mémoire) j'intègre un autre webzine, où l'ambiance me paraissait saine. Et en effet elle l'était, au début. Mais 3-4 ans après, ils ont commencé à prendre un melon pas possible en insultant les autres webzines pas toujours en plaisantant, je ne pouvais plus rien dire ou faire sans qu'on m'envoie bouler (ce que j'avais proposé était finalement fait 3 ou 4 mois après, et marchait bien, mais ça n'était pas suite à ma proposition, quand même, 'faut arrêter le délire), un attaché de presse important dans le milieu avait décidé que j'allais être son relais auprès du webzine (je le connais depuis 2000-2001) ce qui n'a pas aidé du tout (celui qui l'avait été jusque là avait décidé de s'éloigner du webzine, quelqu'un d'autre devait normalement prendre la suite : régulièrement je disais "ne me les envoie pas à moi, envoie-les lui !", mais il continuait à tout m'envoyer, les autres ont cru que je faisais exprès de ne pas passer le relais, "c'est pas honnête" et tout et tout), etc. Je ne parle même pas du fait que j'en avais marre de voir que, quand ils faisaient un résumé de ce qui avait été fait dernièrement sur le site pour le relayer sur les forums, ils ne prenaient -jamais- en compte mes articles. En gros je finissais par avoir l'impression de travailler dans le vent + pour me faire mépriser voire détester par mes collègues "de la maison". J'ai donc préféré partir, en 2014 de mémoire. Je suis encore en contact avec le rédacteur en chef ceci-dit, puisque c'est aussi un féru de rugby (et d'Angleterre) !

Et c'est pour ça que, connaissant le milieu et les différents webzines, je savais que ça allait être encore pire ailleurs. Parce que souvent, dans un webzine, tu as très, très peu de liberté d'action. Chaque rédacteur garde souvent jalousement ses contacts voire infos (dans un même webzine, oui)... ça a l'air tout beau vu de l'extérieur, mais très, très souvent c'est un milieu très compliqué. Et en plus on fait ça bénévolement ! Au moins, pour ça, le webzine dont je parle a toujours eu un fonctionnement très sain. J'ai donc décidé de monter mon propre webzine, tant qu'à faire en essayant de faire en sorte qu'il ressemble à quelque chose (marre des webzines laids, comme si l'imagerie metal était systématiquement obligatoirement laide...) Idéalement, si je peux, je voudrais pouvoir y parler un peu d'à côtés (classique, ciné/séries, peut-être mangas, etc.) Mais ça nécessite du temps, même pour suivre uniquement la partie metal, ce qui est difficile à faire quand il faut dégager un salaire "à côté"... pour être honnête, je réfléchis présentement à des manières de professionnaliser la chose, 'verrai bien où ça mène.

Pour Sepultura ça fait longtemps que je n'ai plus cherché à savoir ce qu'ils donnent en live, surtout (pas si rare de voir un groupe baisser de niveau sur album mais continuer à être très bon en live)... tu nous diras !

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38 Re: Download Festival 2017 le Sam 17 Juin 2017 - 11:33

frenchlook

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Yamabushi
Yamabushi
Merci pour ton explication Polochon ! Je n'imaginais pas que cet univers était à ce point pourri de l'intérieur...

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39 Re: Download Festival 2017 le Dim 18 Juin 2017 - 11:52

The Sobs

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Shinsengumi
Shinsengumi
Polochon a écrit:Ha ! Toutes mes excuses Frenchlook : j'avais tellement l'habitude que ce topic tourne à la discussion entre deux personnes que je n'avais pas fait attention au pseudo de celui qui avait répondu ! J'étais persuadée que c'était Sobs : forcément, je comprends mieux ta remarque finale.
Je dis bravo Laughing

Pour le côté décalage, c'est pas tant en décalage avec le métalleux (même si j'évite de me fondre là-dedans en me conformant à ce style, c'est toujours mieux d'être moi), mais justement des gens qui viennent pour la fête simplement (oui c'est une fête, mais y'a le bon fêtard et le mauvais fêtard). Je voyais pas le côté festival rock, ça aurait pu être le Main Square ou un festival techno, j'étais pas en osmose avec ce public. Plus les gens qui étaient juste là pour se bourrer sans tenir l'alcool (à la bière quoi :/). Ce qui ajoute au côté manque de respect que tu décris, le djeunz qui aimait vite fait la musique y'a 10 / 15 ans (parce que putain SOAD, faut se calmer, peu importe le morceau c'est bien et ça pogote... bah pas du tout. Et va dire à un ''fan de SOAD'' que c'est pas un groupe à excuse pour pogoter et qu'ils peuvent faire des bons morceaux et qu'il faut écouter un peu les musiques / paroles, me suis fait défoncer sévère en disant ça), mais c'est une excellente excuse pour boire et faire n'importe quoi... ça m'a vite saoulé ça, surtout samedi :/

Du coup, ça me donne plus envie de faire un festival plus metal, avec une mentalité autre ^^

Après, il y avait des gens charmants, j'ai fait des bonnes rencontres, rien que lorsqu'on a passé 5 minutes à gueuler Odile pour retrouver la copine d'un mec qui était partie en slam pendant 5FDP. J'ai trouvé trop peu de cette convivialité, de ce côté ''fraternel'' en général. Bon c'est aussi mon premier festival sur plusieurs jours, donc sans avoir vraiment d'attente, mais c'est la mort d'une image dans tous les cas, faut que je m'y fasse et ça ira mieux pour les prochains que je ferai ^^

@ Polochon : C'est jeune et il se base clairement sur le Download UK, mais d'ici quelques années, il aura peut-être son truc, moi je lui laisse la chance Wink

Par contre, sans mettre un style plus que d'autre dans le lot, comme je disais un peu plus haut à ce sujet, moi j'ai senti la rupture à SOAD lors du DL. C'est vraiment là que le public c'est le plus mal comporté, qu'il y a eu beaucoup de blessés c'était assez détestable.

J'aurai bien aimé voir Carpenter Brut, tu me diras ce que ça donne en live ? Sepultura c'est à faire un jour aussi ^^

Pour la mode des portables, bah je reste sur le même point de vue, j'ai filmé un peu, de-ci de-là (surtout The Charm The Fury ^^'), ça ne m'a jamais empêché de profiter (même si je profite plus seul qu'ensemble dans ce cas-là). Après, j'ai filmé aucun concert en entier et, quand Metalingus a commencé d'Alter Bridge j'ai tenu 40 secondes avant de le ranger et kiffer le truc à 100%. Donc je trouve un équilibre. Point qu'on a tendance a oublié et j'ai vu ça assez régulièrement, c'est le facebook live. J'ai une amie qui ne pouvait pas être présente, du coup j'ai filmé deux / trois morceaux de Blink et LP pour elle. Mon pote a filmé de temps à autres pour des proches qui ne pouvaient pas venir. ça perd de partage pendant le festival (ce qui est le mieux, rencontres de nouvelles personnes et échanges), mais on continue de partager avec ses proches. Bref c'est un sujet où on sera sans doute pas d'accord ^^'

@ Policenauts : Oui, puis je connaissais surtout One (vers 2011, peu après la sortie), donc avec le chanteur ''historique'' du groupe, très heureux de voir du coup cette formation là au DL. Son jeu de scène est vachement trippant en plus ^^

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40 Re: Download Festival 2017 le Lun 19 Juin 2017 - 13:12

Polochon


Ashigaru
Ashigaru
Pour ceux qui se sont montrés curieux à ce sujet, je commence à mettre en ligne mon compte-rendu, avec les photos (puisqu'il me faudra les liens pour les incorporer !). Vous pouvez suivre l'avancement à partir de la page Facebook du site : https://www.facebook.com/rocknlied/
J'aime à dire que j'espère pouvoir tout mettre en ligne (compte-rendu écrit et bien mis en forme compris) d'ici la fin de journée, mais il est sans doute plus réaliste de dire "d'ici la fin de semaine" !

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41 Re: Download Festival 2017 le Mar 20 Juin 2017 - 16:24

The Sobs

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Shinsengumi
Shinsengumi
Merci pour l'info Polochon, j'attends les résumés du coup ^^

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42 Re: Download Festival 2017 le Dim 25 Juin 2017 - 23:48

Polochon


Ashigaru
Ashigaru
Alleluia, le compte-rendu est terminé - en ligne !
Ci-dessous la version texte, mais vu la longueur de la bête je ne saurais que trop conseiller de lire la version en ligne (illustrée... ça aère, l'esprit aussi) : 9 250 mots (!) (et encore, j'ai sans doute oublié des trucs...), peu de mots par groupe (pour la plupart) mais 27 groupes couverts (+ quelques groupes avec peu ou sans photos, pour des raisons x et y), quelques photos d'ambiance 412 photos... je vous renvoie aux liens en début de compte-rendu sur le site si vous voulez voir les photos, j'ai soudainement une flemme monumentale de -refaire- 28 liens !

La version en ligne illustrée : http://www.rocknlied.net/download-festival-9-11-juin-2017-a-bretigny-orge/

La version texte :

Le Download français est un festival très nouveau : ça n'est que sa deuxième édition française. Beaucoup ont tendance à l'assimiler à la tentative de Sonisphere français, avec une affiche qui mélange gentillet et groupes de djzeunz un peu rebelles d'il y a 10 ans, qui sentirait très fort le "Sonisphere 2 - La Revanche des Sous". Pour être totalement honnête, ça n'est en effet pas l'affiche de ce festival qui m'a attirée : j'étais curieuse de voir Green Day parce que je n'ai jamais eu l'occasion de les voir en concert (et oui j'aime bien ce qu'ils font), c'était une occasion unique de voir Rancid, mais... Linkin Park ? System Of A Down ? Même pas un groupe de heavy "traditionnel" dans tout ça, juste un, un tout petit... ah, si, Lost Society sur la toute petite scène le dernier jour, dans l'après-midi. Un. Et surtout pas dans les têtes d'affiches, pensez-vous ! Mais bon, je suis curieuse et dans le fond je ne connais pas la majorité des groupes présents : on n'est jamais à l'abris d'une bonne surprise. Alors à une station de RER de chez moi ? Pourquoi pas, lançons-nous !
Par contre, gardez bien à l'esprit pendant que vous lirez ce compte-rendu que je découvre la majorité de ces groupes pendant leur concert au Download 2017.
Le lieu du festival est un peu éloigné de la gare RER : des navettes gratuites sont mises à disposition des festivaliers. Très bon système, très bien prévu et très régulier : je n'aurai jamais à attendre une navette plus de cinq minutes. Le premier jour étant synonyme d'arrivée de -tous- les festivaliers, j'avais prévu une heure de plus pour faire le trajet : le trajet en bus qui se fait normalement en 10 minutes au plus nous prendra là presque une heure ! Le pauvre chauffeur stresse tout seul, intimant tout le monde à rester calme... alors que personne ne fait un bruit, c'est juste qu'un passager avait demandé à se faire ouvrir les portes pour finir à pied (les piétons nous doublant tous). A l'arrivée, alors que tout le monde sort en lui souhaitant un bon week-end, il répond : "Si tout le monde est aussi tranquille, ça devrait bien se passer !" Et tout le monde se montrera bel et bien aussi tranquille tout au long du week-end, quand on vous dit que "le metalleux" est victime de préjugés...
Par contre, à l'arrivée sur place, ça sent l'arnaque : en tant que (presque) locale, il me semblait que le lieu du festival était un peu plus loin ? On nous fait entrer sur un chemin (joli, d'ailleurs)... c'est au bout de 2km de marche que nous atteignons l'entrée-même du festival. Oui, deux kilomètres. Sans exagérer. Enfin, 1866 mètres. peut-être pour nous inciter à faire un petit footing d'entraînement ? Le premier groupe commence pendant cette petite balade champêtre, comme je suis presque arrivée tout va bien. Pense-je.
Arrivée aux portes, je demande comment récupérer mon pass photo : on me dit "de l'autre côté", la flèche indique que la presse passe par la gauche (ce qui est soit une erreur soit une blague de mauvais plaisantin : le lendemain elle indiquera la direction contraire, qui était bien celle à prendre), je commence donc le grand tour. Pour me trouver face à des gens qui ne voient pas pourquoi on m'a renvoyée à eux. On me dit d'aller "aux bureaux, tout droit au bout, par contre je ne peux pas vous faire passer là, il faudrait le pass... mais vous pouvez passer par l'extérieur". On continue donc de tourner... pour se retrouver enfermer entre les grilles, aucune ouverture nulle part, retour vers les indécis ! Je m'énerve un peu, vais voir les gens de ce nouveau point presse... et après quelques autres tours, retours et contours, je récupère enfin le sésame. Après près de 2h de marche ! Et les gens s'imaginent que la vie de journaliste musical est une suite de beuveries avec les groupes, entre deux siestes en carré VIP...

JOUR 1
Vous comprendrez donc que je ne puisse pas commenter les premiers groupes du festival. Même après avoir récupéré mon pass, je passe une bonne heure à maugréer puis papoter histoire de faire passer toute cette marche doublée de frustration : c'est avec DINOSAUR JR. que je commence le festival. Enfin, il avait un peu commencé avec KVELERTAK et DAGOBA, mais j'accroche peu aux premiers et reste totalement hermétique aux deuxièmes, même en concert. Je tente donc ma chance avec le hard-rock tranquille de DINOSAUR JR.... dont je me lasse très vite : c'est très typé américain, avec le côté binaire que ça implique, avec autant d'implication dans la voix que "le regard chaussures" que la photo d'illustration ci-dessous le laisse penser. Après une chanson et demie, le temps d'admirer cette magnifique guitare, fluo, je déclare forfait et passe à l'autre scène...

THE CHARM THE FURY

Musicalement, ça n'est pas forcément ce qui me plaît le plus, un côté "pour vendre aux djeunz" un peu trop marqué. Mais quelle énergie ! Quelle envie des musiciens ! Définitivement une des meilleures ambiances du festival : vous pouvez voir dans les photos que le groupe attire les gens lambda, les gros metalleux, les punks à crête (verte), les fans de Carlos et autres joyeux drilles, tout ce monde a un sourire jusqu'aux oreilles dans les nombreux circle pits et autres pogos. Je ne sais pas encore si j'achèterai leurs albums, mais à la première occasion je retourne les voir en concert. C'est certain.

BLINK 182

Sans en attendre grand chose, ce concert a été décevant. Oui c'est un groupe très commercial, mais ils peuvent être drôles aussi. Là, les trois musiciens donnent l'impression de faire leur boulot pour toucher leur chèque à la sortie de scène, "petits moments d'auto-dérision gentillette et surtout calculée" inclus. Peut-être aussi que l'absence de Tom DeLonge se fait ressentir : j'ai toujours préféré les chansons où il chantait, donc qu'il avait sans doute composées, parce qu'il transmettait plus de choses dans la voix. Peut-être aussi que son jeu était moins "attendu". Là rien ne ressort vraiment, le groupe doit montrer une certaine ironie donc ils en montrent, ils sourient au public, mais tout ça paraît travaillé, surfait, pas vraiment naturel. Ca aurait certainement été intéressant de voir le Blink 182 avec DeLonge, mais celui d'aujourd'hui ne présente plus grant d'intérêt. On pourrait dire qu'il s'agit uniquement de l'avis de quelqu'un qui n'a jamais suivi ce groupe que de très loin, et ça serait justifié, mais en rentrant le soir j'entendrai régulièrement les mêmes échos. Parmi des fans de longue date notamment. Comme quoi...

(Notez que Blink 182 est le premier groupe du festival à être "sur liste" pour les photos : Rock'n'Lied étant un petit média (c'est déjà bien d'avoir eu une accréditation !), il n'a pas été possible de prendre des photos depuis "la fosse aux photographes", uniquement "depuis le public". D'où des clichés de moindre qualité, par rapport aux autres groupes.)

Vers la moitié de leur concert, je pars jeter une oreille à HATEBREED, que j'arrive à supporter quelques secondes, une minute au plus... ils ont su créer un "effet ressort" sur moi absolument admirable ! Je ne saurais même pas l'expliquer, j'ai essayé de rentrer dans leur musique mais j'y suis restée totalement hermétique, pas assez de mélodies et trop d'agression peut-être... chacun son genre de metal dans le fond.

GOJIRA
L'avantage de passer après Hatebreed, c'est qu'à peu près tout a de grandes chances de me plaire : je m'attendais à détester ce concert, finalement ça passe bien. Je n'irai pas jusqu'à dire qu'ils m'ont convaincue d'écouter en détails leur discographie, mais au moins j'ai pris plaisir à les voir sur scène. Les interventions "n'oubliez pas de cultiver votre monde intérieur, votre équilibre intérieur", sont surprenantes, mais bon, si c'est important aux yeux du groupe... Dans un autre genre, le guitariste est tout à fait surprenant : avec ses tentatives de sourire "peace and love", toujours l'air heureux, on aurait cru le voir jouer pour un groupe de power-metal tout gentillet-mignon ! Mais c'est sans doute ainsi qu'il cultive son équilibre intérieur...

MARS RED SKY sur l'autre scène est rapidement ennuyant. C'est mou, c'est lent, et c'est joué avec peu d'entrain. Un moment parfait pour se poser dans l'herbe après tout ce temps à rester debout ou marcher, mais sans grand intérêt musical musicalement : après quelques morceaux, je repars voir la fin du concert de Gojira, qui correspond quand même mieux à mes affinités musicales.

Arrive enfin la tête d'affiche de ce premier jour : LINKIN PARK
On aurait pu croire que le groupe phare du début des années 2000 attirerait beaucoup de monde : la foule est en effet massive devant eux, mais il y aura encore plus de monde les deux jours suivants. Peut-être aussi que beaucoup de monde est parti -pendant- leur concert : comme j'ai fait un crochet par l'autre scène à moment-donné, je n'ai pas pu m'en rendre compte. Les photos des écrans sont impressionnantes, mais les jours suivants la foule s'étalera encore plus sur les côtés et sera encore plus compacte. Il faut dire que le dernier album en date de Linkin Park divise beaucoup, avec son orientation résolument électro et pop(isante). Ces éléments ont toujours été présents dans leur musique, mais sur cet album ils passent au tout premier plan, et ça ne plaît pas à tout le monde.
Pour ma part, je fais partie de ceux qui ont crié au loup quand ils sont apparus au début des années 2000 : après une lutte longue de plusieurs années, le metal traditionnel retrouvait enfin un peu de succès en France, et voilà que les multi-nationales de la musique nous imposaient un mélange de metal et d'électro pour proposer un nouveau produit... euh, un nouveau genre ?! Un peu comme Nirvana aujourd'hui c. à l'époque : quand ils sont apparus tout le monde leur crachait dessus (parmi "les traditionnalistes"), aujourd'hui ça fait bien de dire qu'ils représentent un tournant clé dans le metal et le hard-rock en général. Moui. Dans ce cas, qu'est-ce qui empêche Linkin Park de faire de l'électro pur et dur en disant que c'est du metal, juste une nouvelle manière d'en faire, comme quand ils sont apparus ? A peu près rien, en effet...
Mais revenons à leur concert : ce long préambule a surtout vocation à rappeler que j'ai une vision un peu dualiste de ce groupe. D'un côté ils représentent un tournant qui s'est avéré désastreux pour le genre musical qui me porte au quotidien, de l'autre je reconnais qu'ils ont apporté quelque chose de nouveau et un nouveau public au genre (et que Chester Bennington a une voix très expressive, ce qui est toujours une qualité). Ce concert représentera finalement tout à fait cette double impression : leur musique ne me plaît pas plus que ça, en même temps je m'amuse tout à fait sincèrement sur les parties plus "metal" (et anciennes), le public réagit moins sur les morceaux plus (voire totalement) électro mais le groupe assume visiblement à 100% la moindre note. Pas de surjeu ou de "je touche mon chèque et à la prochaine", ils sont là pour défendre ce en quoi ils croient. Tant pis si, oui, on peut se demander ce que leurs dernières chansons viennent faire dans un festival "metal(isant)".
Certains auront eu l'impression qu'ils étaient en playback, mais pour avoir été tout devant au début du concert je peux affirmer que c'est -les caméras- (/le retour image) qui avaient une ou deux secondes de décalage : quand je regardais la scène et pas les écrans ce que j'entendais était tout à fait dans la milliseconde de ce que je voyais. Et si "la voix" pouvait ressembler exactement aux versions albums, c'est parce qu'ils suffisamment professionnels pour chercher à recréer les versions studio en concert, et y parvenir. Il est tout à fait possible que des instruments aient été samplés, oui, mais définitivement pas les voix. (+ il y avait quelques nuances de voix, quand on tendait l'oreille.)
Les jours suivants, j'entendrai à plusieurs reprises dire que si Linkin Park veut faire "ça" grand bien leur fasse, mais qu'ils changent de nom, comme pour un projet parallèle au groupe, par respect pour ce que représente le groupe et pour leurs fans. C'est assez vrai, en même temps je me rappelle de ce que l'on disait d'eux quand ils sont apparus... et je me dis que si ça se trouve, dans 10-15 ans, ce qu'ils font actuellement sera considéré comme "du metal". Allez savoir...

Pendant la prestation de Linkin Park, je m'expatrie rapidement vers l'autre scène voir SKINNY PUPPY :
Ce groupe de "horror-electro-indus" (pourrait-on dire) est une vraie curiosité. Par certains côtés ils rappellent Rammstein, Marilyn Manson ou même Alice Cooper. Là encore je ne peux pas dire avoir beaucoup aimé musicalement, mais une chose est sûre : ils savent faire le show. Et c'est aussi pour voir ce genre de concert qu'il est intéressant d'aller à un festival : des groupes intrigants, intéressants peut-être, que l'on n'aurait jamais vu dans une année de concerts "normale" (et que l'on ne reverra peut-être jamais tant c'est particulier). On peut donc être heureux d'avoir vécu cette expérience. Par contre, si visuellement ils donnent tout ce qu'ils peuvent, musicalement ça me lasse un peu : après quelques chansons, je retourne voir Linkin Park. Mais j'aurai vécu une expérience particulière donc intéressante grâce à eux.

Après quelques morceaux, qui confirment mes impressions précédentes, je repars chez moi : avec les travaux de la ligne C, je redoute de me retrouver bloquée à attendre les Noctiliens qui passent toutes les heures. J'avais oublié que Nostromo devait encore jouer après Skinny Puppy, c'est même en rédigeant ce compte-rendu que je m'en aperçois... ma foi, ça sera pour une prochaine foi !
Bizarrement, alors que seul The Charm The Fury a été un vrai bon moment, j'ai passé une bonne première journée de festival. Peut-être parce que je n'attendais rien de particulier : la moindre petite satisfaction était pleinement appréciée. Et c'est avec impatience que je m'apprête à revenir pour le deuxième jour de ce deuxième Download !

JOUR 2

Après la petite marche traditionnelle (et un voyage en bus beaucoup plus court !), j'arrive juste à temps pour BLACK FOXXES :
Etant donné le rock sombre des anglais, on pouvait craindre qu'ils détonnent un peu dans un festival dit "metal". En début de journée, certes, mais quand même... Finalement ça passe très bien, les versions live sont plus hargneuses que celles de l'album, et le chanteur transmet plus d'envie d'en découdre que de dépression ou de tristesse. Une bonne manière de se mettre en jambes pour la journée, d'ailleurs le public leur répond tout à fait positivement.

FAR FROM ALASKA sur la scène jumelle peut sans doute être résumé à la phrase ritournelle (et titre ?) de leur deuxième chanson (ou première ? Je crois que c'était la deuxième) : "Get Your Attention" ("obtenir ton/votre attention"). Clairement, ils sont sont avant tout là pour obtenir notre attention. Ou plutôt "elles" sont là : la chanteuse et la claviériste passent leur temps à maniérer pour se mettre en avant, les autres musiciens exécutent leur partition. On pourra certainement dire que c'est de l'humour, de l'auto-dérision et assimilés. Certes. Mais le côté "regardez-nous, on est sur scène, trop génial !" n'est pas si feint que ça. En plus ça ne vole pas bien haut musicalement... allons donc voir ce qui se passe sur l'autre scène !
Photos de Far From Alaska (4)
LONELY THE BRAVE est un groupe assez étrange : leur musique repose beaucoup sur les émotions, autour de la mélancolie sans pour autant tomber dans la tristesse. Ca garde constamment quelque chose de très doux et d'écorché vif. Le chanteur en particulier a l'air très sensible, il intériorise beaucoup son chant et ne bouge pas énormément... mais comme sa voix est très expressive, ça passe. C'est constamment "le guitariste blond" qui fera les interventions au micro, pendant que le chanteur continue à cultiver son monde intérieur à l'arrière de la scène. Pourquoi pas ?


Je tente DEVILDRIVER quelques instants, mais ils enclenchent mon "instinct repoussoir" presque aussi rapidement que Hatebreed la veille : passons à l'autre scène voir PROJECT BLACK PANTERA :
Première surprise en arrivant : des musiciens noirs dans un groupe de metal ! Rarissime ! Et pas la caution minorités éthniques pour des parties de chant rappé (qui deviennent à la mode, avouons-le) : le chanteur/guitariste et le bassiste, le seul autre membre du groupe étant le batteur. Leur musique est difficile à classifier, quelque part entre le trash et le metalcore, avec quelques subtilités rythmiques à l'occasion, sans doute liées à leurs origines brésiliennes. C'est ainsi que, sur la même scène que The Charm The Fury la veille, ils arrivent à installer une ambiance excellente, surtout que le sol a séché : le public peut s'approcher sans crainte ! Assurément une nouvelle bonne découverte de ce festival.

Petite pause ensuite : je m'approche des scènes de ALTER BRIDGE et CODE ORANGE, mais aucun des deux groupes ne m'accroche plus que ça. Pourtant je connais un peu Alter Bridge, en temps normal je ne les adore certes pas mais ça passe bien, aujourd'hui j'y reste hermétique. Autant en profiter pour aller faire un tour sur le Metal Market... qui s'avère bien petit et principalement tourné sur les habits. Goths. On est loin, mais alors très loin des disquaires, assos, fanzines, webzines et petites pépites à trouver au Metal Market du Hellfest... pour moi, c'est -la- déception de ce festival et -la- chose qu'ils ont à travailler d'urgence.

Retour aux affaires pour BLUES PILLS :
(...et vu l'affluence qui explose, première direction "fosse aux photographes" pour les photos, plus question de se contenter de les faire "depuis la foule" !)
Leur style pourrait être qualifié de "hard'n'roll", c'est facile à écouter et en même temps ça passe bien dans un après-midi de festival metal(-isant). La chanteuse est très jolie, aussi, ça aide à faire rester les foules : on ne peut pas dire que c'était la folie dans le public, mais les gens écoutaient avec plaisir. Etant donné leur style on pourrait craindre un groupe assez statique, ils sont au contraire très énergiques. Vraiment un groupe plaisant à voir. Il faudra regarder ce que ça donne sur album : c'est le genre de groupe qui semble s'écouter très facilement quand on veut se détendre dans son salon.

Même si j'apprécie tout à fait le groupe, j'ai remarqué que la scène toujours utilisée en parallèle de celle où se produit Blues Pills a systématiquement été attribuée à des groupes peu connus mais bien bons : un peu à contre-coeur, je pars voir la fin de THE LIVING END :
...et je regrette presque de ne pas être arrivée plus tôt !
Déjà, un groupe avec un "bassiste" qui joue d'une contrebasse qui n'a visiblement pas reçu "d'entretien esthétique" depuis longtemps + tout en portant un tshirt des Ramones + avec une coiffure magnifique perdue entre les années 80 et 90... ce groupe ne peut être qu'au moins bon ! Le dit-contrebassiste se tournera régulièrement vers la régie, impossible de savoir ce qui lui déplaisait... le son ou la chaleur (/réclamer de l'eau) ? Il est vrai que le soleil n'épargne pas les festivaliers aujourd'hui : il faut avoir prévu crème solaire et eau, sinon on cuit, au sens propre. Quoi qu'il en soit : The Living End propose un punk-rock simple mais mélodique, avec un petit quelque chose rythmique très accrocheur (pas seulement dû à la contrebasse : ça s'entend même dans la guitare et la batterie). Inutile de préciser que le public répond tout à fait présent, d'ailleurs je commence à reconnaître des têtes : on pourrait presque faire un Club des Abonnés à la Spitfire Stage ! Dans les photos, vous pourrez même admirer un punk qui en a perdu son pantalon... en plein slam : je compatis auprès de ceux qui l'ont transporté... Je ne peux même pas rester jusqu'à la fin du concert puisqu'il faut traverser -tout- le festival (et c'est long !) pour rejoindre la fosse aux photographes pour le groupe suivant, mais je retournerai voir The Living End à la première occasion. C'est certain.


EPICA
Aaah, Epica... ce qu'il y a de bien avec leur succès de ces dernières années, c'est qu'on ne nous les impose plus à presque chaque tournée de metal mélodique en France. Honnêtement, il y a quelques années, je n'en pouvais plus de ce groupe à cause de ça... Au moins ils ont su rester fidèles à eux-mêmes : hier comme aujourd'hui, je leur reproche les mêmes choses. A savoir que oui ce sont de bons musiciens, oui ils proposent un show très carré, oui la chanteuse chante très bien (et est une très belle femme, en plus d'avoir de très beaux cheveux)... mais qu'est-ce que c'est prévu-pré-mâché ! En écoutant leur musique, on entend presque les réunions : "alors, ça serait bien de mélanger tel et tel styles : Machin, tu t'occupes de tel style pendant tant de mesures, sur fond de tel genre sur tout le morceau, par contre sur le suivant on échange". La musique prévue depuis la première note sur papier jusqu'au millimètre d'orteil sur scène, je n'arrive jamais à l'apprécier. C'est physique. J'ai besoin de ressentir du plaisir, de la vibration, de l'interaction, pas de la planification à outrance. Mais tant mieux pour ceux qui aiment, encore une fois ce sont en effet de bons musiciens etc. Et entre la plastique de Simone Simons et leur show toujours très visuel, on est assuré de pouvoir prendre de bonnes photos !


Je passe quelques instants sur la scène de Touché Amoré, mais ça ne me passionne pas plus que ça. Le groupe aurait certainement sa place dans un festival de rock classique, mais en fin d'après-midi dans un festival metal (ou "metalisant") ? Non, ça n'est pas le bon état d'esprit, on attend plus.

PARADISE LOST
Malgré la carrière très ancienne du groupe, ça n'est que la première fois que je les vois sur scène ! Il faut dire que je n'ai jamais accroché plus que ça à ce qu'ils font. Peut-être parce que je me suis intéressée tardivement à leur carrière, puisqu'ils ont un peu changé de style en chemin. Je m'attendais à m'ennuyer un peu mais finalement c'est bien, pas aussi "metal goth ennuyant" que dans mon souvenir. Il faudra que je m'intéresse à leurs derniers albums, ils sont apparemment revenus à quelque chose d'un peu plus agressif. Les musiciens font un peu le show, mais on sent bien que ça n'est pas leur nature première (heureusement que le chanteur est là pour haranguer la foule !) Evidemment ils jouent une musique qui se prête plus à une salle sombre qu'à un concert en extérieur sous un grand soleil, mais ils le savent et ne cherchent pas à exagérer les choses pour autant : ils font avec et ça passe bien. A revoir dans un endroit plus approprié, certainement.


FIVE FINGER DEATH PUNCH
Là, en toute honnêteté, je m'attendais à -détester- ce concert. J'ai bien aimé ce groupe il y a quelques années, il m'amusait, et quand j'ai essayé de me repencher dessus ces dernières années, je me suis royalement ennuyée. Systématiquement. Et une fois encore lors de ce Download, c'était très bien ! Des musiciens très présents, sans en faire trop, une musique parfaitement calibrée pour le live... un bien bon moment. Avec un petit moment marrant en bonus, quand un médiator rebondit sur moi : comme il n'est certainement pas pour moi, je me retourne voir qui se propose pour le récupérer. Allons-y pour les filles très enthousiastes pile derrière moi. Peu après, l'autre guitariste envoie un médiator qui atterrit pile derrière moi, mais évidemment toujours devant la barrière : je le ramasse, cette fois c'est un garçon qui était avec les dites-filles qui gagne. Ce guitariste a dû m'avoir à la bonne en voyant ça : il me fait signe pour dire que le prochain envoi est pour moi... et évidemment, c'est celui-là qui arrive loin de moi ! Un autre photographe le ramasse, se retourne vers le même groupe de jeunes, et le même type récupère le même médiator en double... il était pour moi celui-là, ouin de ouin ! Et c'est tellement typique que des médiators qui ne me sont pas destinés arrivent exactement sur moi, alors que je ne peux pas récupérer ceux qui me sont destinés ! Mais bon, ça n'est pas comme si j'étais fan de ce groupe... Pour se faire pardonner, le dit-guitariste passera quelques instants à poser devant moi, c'est mignon.

Vers la moitié du concert, soit on commence à aborder la partie de leur discographie qui m'enthousiasme moins soit je commence à me lasser : il est temps de passer à l'autre scène avec SOILWORK :
Il y a quelques années, je les avais vus sur scène à quelques reprises sans jamais accrocher plus que ça. J'aime beaucoup le death mélodique après tout. Mais j'avais été déçue à chaque fois, finissant par décréter que le death mélodique de Soilwork n'est pas pour moi. C'est donc un nouveau concert du Download où je vais en traînant des pieds. Et c'est un nouveau concert du Download où je me dis que seuls les imbéciles ne changent pas d'avis ! Ils ont évidemment su construire leur propre public avec le temps : la tente sous laquelle ils jouent ne déborde pas particulièrement, mais le public leur répond très bien. Peut-être mes goûts ont-ils évolué, peut-être ont-ils un peu changé de style, peut-être que je les voyais là dans des conditions correctes (le son a toujours été très bon, sur tout le festival), en tout cas c'est à nouveau un groupe dont je devrai vérifier la discographie plus récente. Dommage là encore que je n'aie pu voir que la fin du concert (d'un autre côté, on ne peut pas voir la totalité de tous les concerts !)

SLAYER est une nouvelle énigme du festival, mais en sens inverse : j'admets ne jamais avoir vénéré les albums du groupe, mais en concert je suis généralement la première à reconnaître leur efficacité. Là... c'était ennuyant. Ca manquait d'enthousiasme, ils enchaînaient les morceaux sans vraiment y mettre d'âme... je suis vite partie (d'autant que c'était un nouveau groupe "à liste" : impossible de prendre de vraies bonnes photos).
C'est un peu la même chose pour SOLSTAFIR, même s'ils sont évidemment bien moins connus : j'aime bien "en studio", mais impossible d'apprécier leur prestation au Download. Peut-être que je commençais à avoir faim, tout simplement...
Après avoir un peu mangé, je me mets en place pour SYSTEM OF A DOWN : Je n'ai jamais réussi à apprécier ce groupe, voire à comprendre son succès, mais il faut
savoir rester curieux ?
...Eh bien non, je reste définitivement hermétique à leur musique. Et je confirme mon impression de l'époque : je n'aime pas particulièrement Linkin Park mais je les respecte en tant que musiciens, System Of A Down ne trouve par contre aucune grâce à mes oreilles. Je n'éprouve aucun plaisir à les écouter, à aucun moment, ils y mettent de l'entrain mais ça n'a pour moi aucun intérêt. Je ne "vibre" absolument pas. Je vois des suites de plans musicaux et ça se limite à ça. Autant passer à autre chose...

CALIBAN :
Ce groupe est une véritable énigme : je les avais déjà vus il y a très longtemps (au moins 10 ans ?) à un Wacken, et alors que je n'aime pas particulièrement leur musique, ils sont un de mes meilleurs souvenirs en festival (notamment avec un Wall Of Death... de la mort !). Une fois encore, alors que je ne suis absolument pas sensible à leur musique, je passe un excellent moment à un de leurs concerts : ils dégagent une énergie à laquelle il est impossible de ne pas répondre. Hélas, la plupart des gens sont devant System Of A Down : il y a peu de monde sous la tente de leur scène. Ca grossira un peu avec le temps, mais ça restera une des plus faibles affluences du festival. Au moins les personnes présentes passent-elles visiblement un très bon moment. Dommage pourtant, ils méritent bien mieux. Leur chanteur-guitariste habituel n'est pas présent (un problème gastrique l'a empêché de se déplacer si je me souviens bien), alors que c'est notamment grâce à son enthousiasme que j'avais passé un si bon moment à Wacken. L'autre chanteur fait très bien le travail d'harranguage des foules, le guitariste et le chanteur engagés remplissent également bien leur rôle... mais je regrette un peu de ne pas avoir revu ce guitariste-chanteur plein d'énergie ! Une prochaine fois, peut-être...

Comme System Of A Down continue son concert quand Caliban termine le sien, je reessaie d'y jeter une oreille quelques instants... mais non, définitivement, je suis totalement hermétique à ce groupe. Profitons-en pour dormir tôt, le dernier jour s'annonce très chargé !

JOUR 3


TESSERACT
Petite mise en bouche gentille pour débuter la journée, rien de particulier à leur reprocher mais rien qui emporte vraiment non plus. Sans doute à revoir dans une salle sombre, où ils pourront mieux installer leur atmosphère.

ASTROID BOYS
a réussi à faire encore plus fort que Hatebreed et Devildriver : j'y ai mis un pied (un pied !), j'ai entendu le chant rappé (-vraiment- rappé), je suis repartie ! Réaction immédiate et sans appel.
LEOGUN a été le seul groupe du festival à avoir un son désagréable, à cause d'un bourdonnement continu. Musicalement, c'était du hard-rock typé années 70 en plus hargneux. L'avantage est que quelqu'un qui les découvre reste en terrain connu et a une impression de modernité, l'inconvénient est que tout ça a un fort accent de "déjà entendu" qui peut finir par lasser. Entre ce manque de patte personnelle et le bourdonnement continu, je les quitte rapidement, en leur souhaitant de vite développer une réelle personnalité musicale, les musiciens sont tout à fait bons après tout.

RED SUN RISING
Première chose marquante : mais quelle chemise magnifique du bassiste ! Un peu plus tard il ira s'asseoir dans un coin de la scène faire gentiment le pitre : je lui trouvais déjà une tête de Pef (ou "Pierre-François Martin-Laval", de la troupe des Robins des Bois), je crois qu'il a acquis un surnom... en tout cas, je l'aime déjà !
Mais donc, musicalement : c'est assez américanisé, pas forcément dans le mauvais sens du terme, et passe plutôt bien la scène. Pourtant, j'en attendais plus, c'était presque plus gentillet que sur album, alors que ce que j'avais vu d'eux jusque là les montrait plus hargneux en concert. Dans des salles fermées, il est vrai... Surtout, je leur reproche un côté un peu trop chorégraphié, surtout de la part du chanteur : on finit par se demander à quel point ce concert est "vécu", et à quel point il est la simple exécution d'une chorégraphie collective. Mais bon, je chipote : dans l'ensemble, c'est un concert très agréable, qui donne envie de se dépenser et c'est à contre-cœur que je quitte cette scène pour me positionner dans la fosse photo du groupe suivant.

RISE OF THE NORTHSTAR

Le nom me disait vaguement quelque chose, mais je ne savais plus par rapport à quoi. Il y a certes des romanji pour la prononciation phonétique de leur nom et des drapeaux typiquement japonais sur le côté de la scène, mais jamais des japonais ne donneraient autant dans le cliché, surtout si on ajoute la mention évidente à Ken Le Survivant / Hokuto no Ken (/ Fist Of The North Star en version anglaise). Ca sent plutôt le gaijin qui n'a pas pu empêcher un délire un jour...
...et en effet, ils sont français. Surtout, ils me font presque l'effet d'Astroid Boys un peu plus tôt. En moins pire, la musique étant mieux construite... disons qu'ils doivent vénérer Body Count et aimer les délires japonisants. Pour ma part, je tiens une chanson histoire de prendre quelques photos, je m'amuse du délire poussé jusque dans les uniformes de lycéen japonais "en marge"... et je fuis vers l'autre scène !

CREEPER
Groupe de punk gothisant, pas exceptionnel mais marrant. Surtout, comparé à ce qui se passe en même temps sur la scène principale, c'est très bien. Ceci étant dit, je remarque vite "un type à ventouse" dans le public : sans aucun doute, c'est très pratique pour retrouver ses copains le soir. Sauf que... on nous interdit d'amener des bouteilles fermées par un bouchon parce qu'elles peuvent servir de projectile, par contre une ventouse avec un manche en bois ça ne pose pas de problème?! Les consignes données à la sécurité sont vraiment étranges parfois...


COHEED AND CAMBRIA
Inconnus au bataillon, ils semblent bénéficier d'une certaine mode. C'est sûr, ça s'écoute facilement et ça a ce qu'il faut de "complexe mais pas trop" pour retenir l'attention sans devenir indigeste. Il n'empêche que quand on prend un certain recul, on a nettement l'impression d'avoir entendu tout ça un bon nombre de fois. Sans compter l'accent très marqué du chanteur, sans doute volontairement exagéré (je le leur souhaite en tout cas). Au final, on tient là l'archétype du groupe qui, sans être foncièrement mauvais, m'énerve : tant de pointillisme de pacotille, de fausse complexité, l'accent exagérément maniéré... RAH ! SORTEZ-MOI DE LA ! Je comprends que l'on puisse les apprécier, mais mes oreilles m'obligent à rapidement quitter cette scène...

Je passe rapidement devant Suicide Silence, mais vous aurez sans doute remarqué que j'ai du mal avec le metalcore, deathcore, hardcore et autres -core : je ne m'éternise pas. Ceci-dit ça tombe bien : j'avais prévu de manger vers cette heure-là, histoire de pouvoir me placer pour Green Day sans risquer de faire un malaise (je mange généralement peu en festival, je ne ressens pas la faim tant la musique accapare mon cerveau... jusqu'à ce que, soudainement, mon corps me rappelle quelques nécessités de base ! Avec le temps, j'ai donc appris à prendre les devants...)

ARCHITECTS

A nouveau un groupe de metalcore (décidément...), mais pour une fois ça passe correctement : le chanteur braille, mais il vit réellement ce qu'il... braille. Et musicalement ça tient tout à fait la route : quand le chant commence à être énervant, on peut très facilement se concentrer sur les instruments. Je ne dis pas que je retournerai les voir en concert de si tôt, mais vu le style pratiqué c'est presque un miracle qu'ils ne m'aient pas fait fuir dès les premières notes.

LOST SOCIETY
Ah ! Du metal "au sens traditionnel du terme" ! Enfin ! Alleluia ! Certes c'est plutôt du thrash, mais en live et par rapport à tout ce qui a été entendu ces trois derniers jours, ça fait immensément "metal traditionnel"... et ça fait énormément de bien ! Inutile de préciser que l'ambiance dans le public est excellentissime, c'est sur la scène où il y a toujours eu les meilleures ambiances du festival après tout. Quelques moments amusants quand le chanteur entraîne tout le monde à faire un circle pit en plein milieu d'une chanson, comme ça d'un coup ("fuyons !"). D'ailleurs il a essayé de lancer un circle pit autour de la tour de son, mais ça n'a pas pris, le public a juste fait un circle pit normal (gros, avec de grands sourires chez tout le monde, mais à un emplacement tout à fait conventionnel)... apparemment ça avait bien marché la veille pendant Dagoba, mais évidemment les marseillais l'ont certainement demandé en français, ce qui a dû aider à la compréhension du concept. A la fin de chaque chanson je regarde ma montre, puisque je dois partir un peu avant la fin de leur concert pour un entretien... et encore, normalement il était prévu 30mn plus tôt, ce qui m'aurait empêchée de participer à ce très bon moment, merci donc à ceux qui ont imposé un petit décalage d'entretien !

Je reviens pour la fin de Suicidal Tendencies, dont je sais qu'il fait bon de dire qu'on les apprécie, leur histoire, ce qu'ils représentent, tout ça. Mais j'ai pour habitude de ne juger que ce que j'ai sous les yeux (ou dans les oreilles), et pour le coup ça ne me parle pas du tout. Mais je m'y attendais, aucune surprise donc : allons nous mettre en place pour le groupe suivant.

MASTODON
Là encore je pensais ne pas aimer ce groupe... et cette fois-ci j'aime beaucoup ! Ce que j'avais entendu d'eux jusque là ne m'évoquait rien de particulier en dehors de "de la complexité facile et gratuite", et même si je reconnais que je ne m'étais plus intéressée à eux depuis longtemps, ils ont visiblement appris à donner du sens à tout ça. C'est mélodique, puissant, complexe, des musiciens qui ne se prennent pas la tête tout en prenant visiblement leur musique au sérieux. Peut-être un peu trop ? Ou ils ne sont pas du genre à se montrer expansifs sur scène... enfin, tant que la musique parle pour eux ça pase. Et c'est le cas. Se (re)pencher sur leur discographie il faudra. Après quelques morceaux ça devient un peu lassant, mais ça tombe bien : il est temps de passer au groupe suivant.

J'ai essayé d'aller voir Northlane quelques minutes, mais ils ne m'ont rien inspiré de particulier. Encore un groupe de metalcore (...), assez mélodique, mais loin d'être aussi intéressant qu'Architects.

RANCID
Groupe icônique du punk américain s'il en est, je connais (et adore) Rancid depuis plus de 20 ans... et étais persuadée que je ne les verrais jamais en concert ! C'est maintenant chose faite !
Le chanteur-guitariste joue beaucoup avec le public, qui le lui rend immédiatement... même si ça reste gentil ? J'espérais peut-être quelque de plus énergique, mais le public de ce Download est très posé, de manière générale. Sans doute du fait de l'affiche : en dehors de habitués de la Spitfire Stage, on sent clairement que beaucoup n'ont pas l'habitude de ce genre de concert. Ca bouge mais sans plus, ça répond mais sans plus. Oui il y a des slammeurs, mais pas beaucoup d'autres manières de montrer son enthousiasme. Même les slammeurs ne savent pas toujours slammer : j'en verrai beaucoup laisser trainer leurs pieds, alors que c'est -la base- de faire l'effort de maintenir ses pieds en l'air, sinon forcément on donne des coups dans la tête des gens. Je m'en recevrai un d'ailleurs, j'ai eu peur pour mon nez mais finalement les blessures étaient surtout externes. Petit moment de panique quand je m'aperçois que je vois flou : avec l'adrénaline je ne m'en étais pas rendue compte, mais mes lunettes ont volé ! Les gens autour se sont montrés adorables, essayant de s'écarter pour m'aider à les retrouver (et me donnant un kleenex pour les blessures autour du nez) : elles étaient un peu tordues quand je les ai retrouvées mais j'ai facilement pu les remettre droites , les verres sont un peu rayés mais rien de très méchant... de toute manière je suis dans une grande période de succession de petites poisses depuis quelques mois : dans le fond c'est juste une habitude à prendre ! L'autre problème lié aux slammeurs est que Green Day, qui jouera sur la même scène juste après, attire beaucoup de filles : dans les premiers rangs, quand un slammeur de type masculin arrive, avec le poids que ça implique, ça a tendance à s'affaisser... d'où des mouvements de foule assez dangereux. Tout le monde s'en sort bien au final, mais il faut avoir le pied marin !
Un bon concert au final, qui aurait sans doute pu être mieux, mais tout est toujours perfectible de toute manière.

Vient le moment du choix : Green Day sera bien évidemment "sur liste". Ce qui veut dire que seuls quelques médias triés sur le volet pourront accéder à "la fosse aux photographes". Si je vais photographier les groupes qui vont jouer sur les autres scènes en attendant les américains, je me retrouverai tellement loin de la scène que je ne pourrai pas les photographier. Certes je n'ai jamais été une fan ultra de ce groupe, mais je l'ai toujours apprécié et certaines de leurs chansons sont liées à des moments importants de ma vie... donc j'aimerais bien prendre quelques clichés, même par volonté égoïste d'immortaliser quelques images dans mes souvenirs ? Je reste donc devant cette scène pendant une heure, surtout assise histoire de ne pas perdre "bêtement" des forces, avançant à l'occasion... et c'est parti pour le dernier groupe du festival !
(...enfin, Carpenter Brut jouera sur une autre scène pendant une heure pendant que Green Day jouait, mais quand on est au sixième rang d'une foule aussi massive... c'est presque dangereux de repartir en arrière !)

GREEN DAY
Là encore, je regrette un petit manque d'énergie, de la part du groupe aussi cette fois-ci. Peut-être parce que le son du chanteur/guitariste était un peu bas Peut-être parce que le son était un peu bas tout court. Peut-être qu'ils étaient en mode charentaises quand il faisait encore jour : ça s'est amélioré avec la tombée de la nuit, c'est à dire pendant la dernière heure et demie de leur concert (ils ont joué 2h30). En tout cas, si c'est musicalement plus mou qu'on ne pouvait s'y attendre (ou l'espérer), les musiciens se dépensent tout à fait sur scène et ont l'air de se faire plaisir. A commencer par la pile électrique qui leur sert de chanteur/guitariste, évidemment, mais les deux autres ne sont pas en reste. Les "musiciens de scène" sont généralement en retrait mais chacun a droit à quelques moments de gloire : personne ne reste tout à fait dans l'ombre. Pas même le public, puisqu'au moins quatre personnes monteront sur scène faire un peu les pitres avec eux avant de repartir, en slammant, par les coulisses (pour "la guitare" !)... ou en faisant une bombe. Oui, comme à la piscine, mais dans le public. La demoiselle a dû croire que si personne ne l'avait fait avant elle, c'est que personne n'en avait eu l'idée... même Billie Joe restera interdit quelques instants face à ce moment de grande inspiration.

Et donc, "le moment guitare" [une des traditions dans les concerts de Green Day veut qu'un des spectateurs reparte avec une guitare] : vers le milieu du concert, Billie Joe Armonstrong demande qui dans le public sait jouer de la guitare. Quelqu'un est choisi, il monte sur scène, Billie Joe prend du temps pour lui expliquer comment jouer la fin du morceau... mais visiblement le jeune homme n'est pas très doué : il est relégué au tambourin à côté de la batterie. Quelqu'un d'autre monte, lui comprend vite le truc, il se dépense, fait le show, court d'une extrémité à l'autre de la scène, vient devant, enfin il va l'avoir "la guitare de la soirée", il aura sué pour l'avoir et il la mérite ! La chanson se conclut : tout le monde y va de sa salutation musicale. Et celui qui a été relégué au tambourin ne veut pas se faire oublier : il nous fait un retourné latéral corps groupé (si si) de toute beauté, laissant tout le monde admiratif. D'où la réaction de Billie Joe : "You get to get the guitar !" ("tu mérites de garder la guitare !"). Et celui qui s'est démené sur scène se retrouve dépité : tous ces efforts pour rien... ou peut-être que si ? On l'a fait sortir par les coulisses aussi, donc peut-être qu'on lui a trouvé une autre guitare ? Allez savoir !

Le public enfin, d'un côté très festif et prompt à chanter (donnant un "Boulevard Of Broken Dreams" de toute beauté, sur une inspiration collective parmi de nombreuses autres !), de l'autre peuplé de gros lourds juste là pour saouler. Donnant lieu à des mouvements de foule -très- dangereux, heureusement il n'y a pas eu d'accident. Et surtout sans raison : je n'ai pas remarqué de pogo, de circle pit (puisque c'est devenu à la mode), rien, juste des lourds qui viennent mettre le bazar, parfois histoire de passer devant et parfois sans autre raison que -saouler-. On dira ce que l'on veut, dans les concerts de metalleux pure souche, ce genre d'attitude n'existe pas, ou est ultra minoritaire. Là, ça a duré pendant -tout- le concert et ne venait pas d'une zone spécifique : probablement pas d'un seul groupe de personnes. Oui, ça m'a gâché le concert : au lieu de simplement m'amuser en faisant attention de temps en temps, il fallait -constamment- être sur ses gardes. C'est fatiguant, vraiment. Pour rappel ou information, j'ai un paquet de concerts et festivals derrière moi depuis 17 ans, petits et gros : on ne peut pas dire que je découvre la vie en concerts, loin s'en faut. Que voulez-vous, "le metalleux traditionnel" fait peut-être mauvais genre parce qu'il n'hésite pas à se rouler dans la boue (ou montrer ses fesses à la télé), mais il cherche avant tout à s'amuser en concert, et "saouler les autres" n'est pas sa principale source d'amusement... en proposant volontairement une affiche qui fait fuir le metalleux traditionnel, on se retrouve avec un ramassis de gros lourds dans le public, et pas grand monde pour pouvoir les contenir (avec mes 50kgs toute mouillée, je me préoccupais surtout de moi et mon entourage direct)... Dommage, vraiment. D'un autre côté, collectivement, le public est très agréable, très "joueur" avec le groupe, qui le lui rend bien, et la majorité est absolument adorable. Il rebondit très vite à la moindre invitation, en commençant par reprendre "Bohemian Rhapsody", qui a servi d'introduction au concert, tous les moments "pot pourri d'un peu tout" dans "King For A Day", et beaucoup d'autres. A retenter en salle, peut-être que "les lourds" étaient là pour les groupes plus "durs" de la journée, Green Day n'est pas vraiment un groupe agressif après tout : a priori ça n'est pas le genre à attirer ce genre de public... a priori.
Une vidéo "depuis le public" de "Boulard Of Broken Dreams" enfin, pour terminer par une note positive, ce concert le mérite bien après tout :

A noter le petit discours de Billie Joe au milieu de la chanson : "You know what's beautiful? It's that nobody has their cellphone cameras up. Don't record anything, don't live in the past. Why do you want something for the future when you can live it right now?" (Traduction approximative, comme toute traduction : "Vous savez ce qui est beau ? Personne n'a son téléphone en l'air pour filmer. N'enregistrez rien, ne vivez pas dans le passé. Pourquoi voudriez-vous quelque chose pour le futur quand vous pouvez le vivre en ce moment-même ?") Il y avait quand même -une- personne en train de filmer, mais en effet il y a peu d'écrans de portables visibles !

Pour conclure, vous aurez sans doute remarqué que je n'attendais pas grand chose de ce Download 2017... et qu'au final, j'ai passé un très bon moment ! Particulièrement grâce à la Spitfire Stage, c'est définitivement là qu'ont eu lieu les meilleures ambiances "depuis le public". Comme quoi il faut toujours traîner sur les petites scènes en festival. Hélas, ça veut aussi dire que le festival a manqué du "concert qui tue tout"... d'un autre côté, vu l'affiche, c'était prévisible. Malgré tout, plusieurs groupes ont piqué ma curiosité, certains ont vraiment été -très- bons, et c'est déjà beaucoup.
Au début du festival, des rumeurs circulaient selon lesquelles les organisateurs avaient l'intention de faire du Download un festival itinérant autour de Paris, changeant de lieu chaque année. A en croire un message récemment posté sur leur page Facebook, le festival semble finalement se stabiliser à Brétigny... ma foi, personnellement ça m'arrange, donc souhaitons-le ? Juste, une affiche plus "metal au sens traditionnel", ça serait sans doute mieux... et aiderait à attirer un public qui ne met pas une sale ambiance dans la fosse.

LES PLUS :
- Le son, toujours de très bonne qualité. Un bourdonnement continu sur la Main Stage 2 était inquiétant au début du dernier jour, mais ça s'est vite rétabli. Les ingés son ont aussi un peu eu tendance à monter l'intensité sonore au fil des jours (sur certains groupes le dernier jour, ça a été compliqué dans la fosse aux photographes !), mais dans l'ensemble c'est resté très supportable, et surtout très bien équilibré : pas d'histoires de musiciens ou de chanteur que l'on n'entend pas, de "son qui tourne" (à cause du vent dans un festival en plein air, certes, mais quand même !), ou de "grosse scène qui empêche d'entendre la petite, devant laquelle on est".
- La répartition des groupes : pendant qu'un groupe jouait sur une des scènes principales, il y avait toujours un groupe sur une des petites scènes, chose habituelle. Mais souvent, les deux groupes qui jouaient en même temps avaient des styles un peu différents : si on ne trouvait pas son bonheur sur une scène, on avait de grandes chances de le trouver à l'autre !
- Les équipes ! Adorables en tout point, chaque jour après le festival ils se faisaient remercier par les festivaliers qui retournaient à la gare RER. Surtout le dernier jour, "forcément". Habitant moi-même tout près, je dois avouer avoir eu une certaine fierté à penser : "mais oui, on est bien en Coeur d'Essonne [nom de la communauté de communes], les gens sont adorables en Coeur d'Essonne !"...

- Le lieu. Oui, certains ont critiqué le manque de points d'ombre, mais honnêtement à chaque fois que j'ai eu besoin de m'abriter du soleil, j'ai su trouver. Au pire je m'asseyais devant une scène en sortant le parapluie-ombrelle, ça marche très bien. Surtout, une des raisons pour lesquelles j'aime cette région est que même quand il fait chaud, il y a de l'air : au final, en se badigeonnant régulièrement de crème solaire, nous avons eu trois jours au soleil, à respirer le grand air tout en appréciant la musique ici et là... et ça, ça fait du bien ! Et le côté "ville de province à 30mn de Paris" se prête sans doute bien à l'ambiance d'un festival. Accessoirement, habiter à une station de RER, c'est quand même bien confortable : espérons qu'ils se fixent bel et bien à Brétigny ? Juste, s'il vous plaît, avec une affiche plus "metal" et moins "rock fort pour les djeunz", ça serait tellement mieux (pour l'ambiance dans les "grosses fosses" y compris)...
- Le cashless. Je m'apprêtais à dire que c'est une grosse arnaque : il y a presque forcément toujours de l'argent qui reste chargé quand on part, surtout que "la tente cashless" est fermée quand le dernier groupe quitte la scène. Donc si on ne s'en est pas occupé avant... c'est trop tard ! Mais en fait, j'ai récemment appris que l'on peut se faire rembourser en ligne grâce à un système de code d'identification propre à chaque bracelet : finalement, c'est bien pratique ! Ca reste une invitation très importante à la consommation puisque quand on ne présente pas l'argent sonnant et trébuchant à chaque consommation on se rend moins compte de l'argent dépensé, mais au moins on peut se faire rembourser du "trop payé"...

LES MOINS :
- La communication des informations auprès des équipes sur place : souvent, ils ne savaient pas quoi répondre aux festivaliers. Ca fait partie des raisons pour lesquelles j'ai tourné pendant deux heures avant de récupérer mon appareil photo. C'est aussi pour ça que j'ai pu accéder à la "zone V.I.P." le premier jour mais qu'on me l'a interdit le deuxième : est-ce que la personne du premier jour a eu pitié de moi en fin de journée ? Est-ce que celui du deuxième jour a eu une information partielle ? L'exemple en lui-même n'est pas très important, mais ce manque d'information auprès des équipes a causé des incompréhensions fréquentes parmi les festivaliers, à en croire les conversations de fin de journée. Et les gens des équipes eux-mêmes avaient l'air frustrés et désolés de ne pas pouvoir mieux répondre, en tout cas ceux à qui j'ai eu à faire. Espérons qu'ils soient mieux renseignés l'année prochaine...
- Le stand jeux vidéos : Comme on ne se refait pas, c'est la première tente que je repère (et très vite !) Alors qu'il faut de la volonté pour la trouver : elle n'est indiquée sur aucun plan, aucun signe distinctif à l'extérieur pour dire de quoi il s'agit. Même la sélection de jeux à l'intérieur est très bizarre : des vieilleries auxquelles on ne joue plus que deux minutes ici et là pour la nostalgie, un Street Fighter II et un Soul Calibur II (version PS2, franchement... n'importe quel "connaisseur" vous dira que c'était certainement la version la moins aboutie, loin derrière la version GameCube). Et deux simulations de courses, certes. Une borne "Super Nintendo" qui ne permettait que de faire défiler des images de jeu (...sérieusement ?!) Aucun animateur pour expliquer un peu les choses. Des pancartes pour le contexte historique, bien, mais quand on veut inciter les gens à jouer il faut expliquer les commandes et le gameplay ! Il y aurait tellement, tellement d'autres choses à faire sur un stand de ce type... Sans forcément proposer beaucoup de bornes, mais mieux choisies et mieux présentées ! Là, clairement, ça a fait un flop : les gens venaient un peu pour jouer, beaucoup pour se mettre à l'ombre. L'agencement des lieux ne méritait vraiment pas mieux (et c'est une passionnée de jeux vidéos (aussi, oui...) qui vous le dit).
- Le "Metal Market" : trop petit, trop axé vêtements. Si celui du Hellfest (ou de Wacken) est si réputé, c'est parce qu'on y trouve plein de choses que l'on ne trouverait pas ailleurs. Tout ce que je voyais là se trouverait en quelques clics pour les rares albums, ou dans n'importe quel magasin gothisant parisien pour les habits. Aucune asso, aucun fanzine ou webzine : il faut faire des sous, j'avais l'impression d'être dans la partie commerçante de Japan Expo version metal. Et ça n'est absolument pas un compliment. Ce Download est finalement le premier festival que je fais sans rien acheter ou sans m'attarder nulle part dans le Metal Market...
- La foule... j'espère qu'ils ne prévoient pas une grosse augmentation de jauge dans les années à venir, le premier jour il y avait du monde mais c'était supportable, les deux autres il y avait vraiment - vraiment énormément de monde. Heureusement les gens ne cherchaient pas à se placer pour un concert trois groupes avant (ça arrive de plus en plus sur les gros festivals), donc on gardait une ambiance de festival, mais quand même... ça limitait le contact avec les groupes, l'interaction entre les gens etc. D'où, sans doute, la meilleure ambiance sur les plus petites scènes.
- J'ai pris l'habitude des feux d'artifice pour conclure un festival, on n'a rien eu de ce genre ! Ca a manqué d'une forme de "point final", que ce soit ça ou autre chose ! Oui je pinaille !
- La ventouse sur la casquette, c'est marrant pour les photos et ça permet de facilement se retrouver entre copains. Par contre, est-il normal que la sécurité ait laissé passer ça, avec un manche en bois en plus ?!

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43 Re: Download Festival 2017 le Ven 30 Juin 2017 - 0:16

The Sobs

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Shinsengumi
Shinsengumi
Ayez, j'ai tout lu, mais sur le site, plus propre, aéré et agréable, très beau site d'ailleurs. Sacré boulot, félicitations pour ce travail d'écriture, l'ingéniosité des propos et d'avoir pu couvrir tant de groupes Wink

Je confirme pour la chemise, elle est très belle. J'espère que certains des groupes reviendront ou passeront vers chez moi, y'en a que j'ai raté et je regrette amèrement (The Living End, Blue Pills, Green Day, Project Black Pantera entre autres).

Pour Mastodon, disons que le style a beaucoup évolué, complétement changé même. Je n'aime pas du tout les premiers albums, trop agressif, trop brutaux pour mes oreilles. A partir de Blood mountain et Crack the skye, y'a eu un changement, mais une grosse cassure avec The Hunter et Once more round the sun. Perso la setlist du DL n'était pas folle pour eux, je n'aime pas le dernier album... mais ils méritent une réécoute. Sur scène, hormis le bassiste, qui sait s'amuser et bien poser devant les photographes, ils bougent peu.

Pour TesseracT, typiquement le groupe à voir dans une petite salle sombre, je confirme. Paradise Lost, j'hésite à aller les voir, ils ont des morceaux plutôt audibles et d'autres assez écœurants. Et même chose pour 5FDP, très content d'être resté sur place ^^

Seul point où je ne suis pas tout à fait d'accord, c'est le son. Très sensible des oreilles, je capte dès qu'il y a une imperfection. Même si je ne peux avoir la même qualité en salle que pendant un festival, y'a eu des problèmes divers pour certains groupes, surtout sur la MS2. Alors rien d'horrible, et y'a eu des soucis qui venaient des groupes en eux-mêmes, notamment des chanteurs en manque de motivation, mais suffisant pour me perturber et me faire perdre un peu de hype à plusieurs reprises :/

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44 Re: Download Festival 2017 le Mar 4 Juil 2017 - 15:13

Polochon


Ashigaru
Ashigaru
Aaaaaah, je commençais à me demander si je vous avais achevés sous le poids de ce compte-rendu mastoc !
D'abord merci... 18 ans à chroniquer sur divers sites, ça donne de l'expérience ! Et ça finit par rendre allergique aux sites "laids, parce que c'est du metal" (grah).

Green Day je ne sais pas quand sera leur prochaine tournée mais il est à peu près certain qu'ils repasseront en salle. BlueS Pills (car ce sont des pilules de blues, pas de bleu, eh si eh si) sont suédois dont on devrait bien les revoir... peut-être plutôt dans des trucs calmes ceci-dit. Project Black Panthera et The Living End... peut-être, mais vas savoir quand !

Pour Mastodon j'ai clairement eu du mal à faire des photos qui ne se ressemblent pas toutes... mais bon, leur musique est expressive donc ça passe. Même si un peu de jeu de scène ne ferait pas de mal, c'est sûr... Musicalement oui c'était plus "écoutable" que dans mon souvenir, 'verra à la réécoute, je note les albums et périodes que tu cites.

Paradise Lost a eu plusieurs périodes en fait, c'est ça qui les rend un peu difficiles à cerner. Et clairement la période goth est derrière eux, depuis plusieurs années. Ce qui ne veut pas dire que ce qu'ils font aujourd'hui déborde de vivacité et de joie, mais... ça n'est plus du goth ! C'est le genre de groupe dont il faut écouter les 2(-3 au plus) derniers albums avant d'aller les voir en concert, voir si ce qu'ils font "en ce moment" nous intéresse ou non...
Five Finger Death Punch par contre, je pense pouvoir dire que ça ne t'aurait probablement pas beaucoup passionné en effet ! Par contre ils sont marrants à voir, c'est déjà ça. Ils repassent en salle à la fin de l'année, je réessaierai peut-être de les voir, 'verra...

Au niveau sonore, vraiment, pour un festival en plein air, c'était plus que correct. Je t'assure. On entendait correctement chaque instrument... bien ! Les chanteurs non motivés, les roadies et ingés son n'y peuvent rien... Evidemment ça pouvait être un peu moins bon à certains endroits, mais dans ce cas ça allait mieux en se replaçant, et j'ai toujours assez facilement trouvé un endroit où le son était bon, devant chaque scène. Je ne dis pas que c'était parfait, ça restait "un festival en plein air", mais... si tu vas au Hellfest un jour, tu verras la différence !

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45 Re: Download Festival 2017 le Jeu 6 Juil 2017 - 18:13

The Sobs

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Shinsengumi
Shinsengumi
Blues Pills, petite erreur de ma part, le groupe est passé le premier jour du Download par chez moi, donc l'année prochaine ils reviendront peut-être ^^

Pour n'importe quel groupe que je creuse, j'aime commencer par le début. C'est ce que j'ai fait rapidement à Mastodon, mais ce sont les albums que j'ai cité qui m'ont marqué. Cela ne sera peut-être pas ton cas, mais vu la setlist du Download, ça vaut le coup d'essayer ceux-là au moins ^^

5FDP, le chanteur ne s'est pas barré du groupe ?

Comme je disais, le son n'était pas horrible, mais dès qu'il y avait un léger truc (Être trop sensible des oreilles, ça n'aide pas en concert aussi :/), j'étais très vite en mode garde de Metal Gear, donc assez perturbé du coup. J'ai eu des concerts en salle avec un son beaucoup plus affligeant que le Download c'est certain Wink

Le son est une chiure au Hellfest ?

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46 Re: Download Festival 2017 le Ven 7 Juil 2017 - 23:12

Polochon


Ashigaru
Ashigaru
En tout cas Blues Pills vient d'annoncer un concert en août, à Paris : leur maison de disques veut les faire tourner, donc connaître. On peut donc parier que tu auras bientôt l'occasion de les voir à nouveau.

Pour Five Finger je ne pense pas ? Je n'en ai pas souvenir en tout cas et Wikipedia confirme que la formation est stable depuis 2011. Après, Wikipedia n'est pas toujours à jour.

The Sobs a écrit:J'ai eu des concerts en salle avec un son beaucoup plus affligeant que le Download c'est certain Wink
C'est surtout ça que je voulais dire. Evidemment ça reste "un son de concert", qui ne pourra jamais être aussi parfait que sur un CD (bien meilleur que le mp3, je précise au cas où !), mais pour "un son de concert" c'était vraiment propre. Le Hellfest... disons que ça peut dépendre des groupes, mais clairement j'ai eu des problèmes d'acouphènes en revenant chez moi, longtemps. C'est la seule fois de ma vie que j'ai eu des problèmes d'acouphène suite à des concerts, et encore, encore une fois, je n'ai aucun scrupule à changer de place quand le son ne me convient pas... mais sur les groupes en question, c'était partout pareil. D'ailleurs ça me faisait physiquement mal, c'est là que je me suis mise en quête de bouchons, heureusement j'ai vite trouvé un stand Acoufun (très bon bouchons "grand public"). Je n'ose pas imaginer les dégâts si je n'avais pas pu trouver de bouchon à ce moment-là (et ça a duré pendant plusieurs groupes d'affilée)...

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47 Re: Download Festival 2017 le Mar 11 Juil 2017 - 23:30

The Sobs

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Shinsengumi
Shinsengumi
J'ai eu des news pour 5FDP, le chanteur est en rehab, il reviendra plus tard dans la tournée, en Août pour l'instant Wink

Oui acoufun, depuis ma perte d'audition sur Joe Satriani, je ne m'en sépare jamais en concert ^^

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